Meilleurs vieux

Jupiter-minus l’aurait déclaré à ses proches (2 personnes à l’heure actuelle). Nous pouvons donc en conclure que c’est la vérité pure, tant cet homme (est-ce encore un homme ?) est un génie, des événements récents l’ont bien montré. Voici donc la pensée du jour :

«2019 : l’année de la teuf !»

Bon, on verra… À titre personnel, cependant, je me souhaite une excellente année 2019. Les autres, démerdez-vous.



Le roi est nu

La séquence politique qui vient de s’achever (?) nous a montré Jupiter-minus en fashion victim. Les soldes de janvier n’avaient pas encore débuté que notre notre Geyser de Sagesse Infinie cherchait partout son gilet de sauvetage.

Hélas, hélas, trois fois hélas, son dressing demeurait désespérément vide. Même Bagheera commençait à s’inquiéter, on ne badine pas avec l’élégance sur l’Olympe. Est-ce que Zeus se balade en slip kangourou avec son égide en bandoulière et sa barbe frisée ? On est à l’Élysée pas au club Med. Mais la solution est venue de la piétaille, ces fidèles dont la piété n’égale que la générosité : tous munis d’un gilet aux couleurs d’Hélios — c’est frais, gai et riant —  ils se sont cotisés pour lui donner de quoi passer l’hiver. Il s’est pris une bonne veste. En nous offrant au passage le spectacle d’une pantalonnade absolument grotesque. Chapeau, l’artiste !

La politique ressemble de plus en plus à un examen de placard.



Narcisse et Oedipe sont sur un bateau…

 

Notre Sainteté le geyser de Lumière Universelle serait-elle en train de montrer quelques signes de dérangement mental ? Sans m’obséder outre mesure (mon avis sur la question est clair depuis longtemps) cette question ressemble de plus en plus à LA question essentielle. Le Napoléon-Bonaparte de la banque Rothschild, propulsé finalement par un heureux (pour lui) hasard au sommet de l’État possède des caractéristiques de rigidité psychologique qui frôlent  le trouble mental.

Il semble avoir épousé sa maman, pourtant cela ne lui a pas apporté l’ataraxie prévue au programme. L’hybris le ronge, l’ulcère le guette. La prostate se faufile en embuscade (à mon avis). Jupiter-minus n’a jamais si bien porté le nom que je lui ai donné de si bon coeur. Politiquement, il finira comme bien d’autres dans les poubelles de l’histoire, entre deux emballages de produits high-tech déjà dépassés et un vieux carton de salades périmées. Lui qui a tant aimé nous en raconter, ce ne serait que justice. Quand il carburait à plein tube, des salades, il nous en vendait tellement qu’on se serait cru aux Halles. C’était plus l’Élysée mais Rungis.

Des salades au panier du même nom, de la carotte au bâton ; quelques manifestations plus tard l’ordre règne. Les manifestants manifestent là où on leur dit de manifester (il y a quand même  quelques «débordements») et les policiers matraquent quand on leur dit de matraquer. La Pax Macronia en quelque sorte. Tout ça pour ça ? Ben, oui, il faut croire… Et pourquoi ?

Peut-être tout simplement parce que Jupiter-minus comme ses brillants devanciers n’a pas les clés de la bagnole, ne les a jamais eues. Elles sont à Bruxelles c’est-à-dire à Francfort, ou à Berlin, en tout cas pas à Paris. Ce brillant inspecteur des phynances, comme disait Jarry, notre Ubu cocu moderne, a compris, mais un peu tard quand même que les «promesses n’engagent [pas] que ceux qui les entendent» ainsi que le professait sur un ton doctoral un célèbre vendeur de pastis ex-patron du SAC et grand homme politique français.  Les Français ont encore un peu de mémoire, notre Kennedy de Picardie avait sans doute parié sur un alzheimer précoce, mais pas de chance, le corps électoral bouge encore, et il se souvient de tout ce qu’on lui a dit avant l’élection.

Finalement, c’est bien ça le drame de tous ces énarques qui prétendent nous gouverner : ils n’ont plus le pouvoir monétaire, ils n’ont plus le pouvoir budgétaire (le déficit est fixé par Bruxelles Francfort), ils n’ont plus qu’un pouvoir législatif vestigiel. Il leur faudrait énormément d’imagination et d’idées nouvelles pour pouvoir nous sortir de cette voie de garage dans laquelle tout ce beau monde nous a joliment embourbé. Malheureusement, on peut demander à des inspecteurs des finances beaucoup de choses mais certainement pas de l’imagination. Leurs idées sortent de leurs feuilles Excel, exclusivement.

Et en plus ces salauds de pauvres qui votent se souviennent des conneries qu’on leur raconte quand on veut de faire élire ! Même les vieux, les retraités…  C’est à vous dégoûter de se présenter aux élections pestilencielles !



Abstraction #1.2

abstraction #1_3

Voici de nouveau  un travail sur un petit format (A5 environ) à la plaque perdue, technique de linogravure mise au point par Pablo Picasso lors de son séjour à Vallauris. Cette technique permet d’avoir un rendu polychrome sans avoir besoin de faire plusieurs plaques (une par couleur selon la technique classique que je pratique aussi parfois.)  C’est un motif abstrait voisin du précédent (cf : http://karmatotal.unblog.fr/?p=1015 )  qui utilise également le mouvement et la couleur pour donner une sensation de rythme.

Je travaille sur cette problématique de l’unique et du multiple. C’est pour cela notamment que j’ai choisi la gravure.



Work in progress

 

En marge du roman auquel je me suis attelé (ce sera mon troisième), j’ai l’intention d’écrire  quelques longues nouvelles — ou courts romans comme on veut — ce qu’on appelle parfois  «Novellas» en anglais, pour les différencier des short stories.

Elles mettront en scène le même personnage, Gonzalès, avec un «s». Il y tient, je lui ai demandé. On l’appelle parfois «Gonzo» mais il n’arrive pas à déterminer si cela lui plaît ou pas. Cela dépend des moments, sans doute. Tout le monde finit par oublier son prénom, même lui parfois.

Gonzalès est enquêteur d’assurances. Pour lui pas de femme fatale nonchalamment alanguie sur la banquette derrière les volutes de son fume-cigarettes à rallonge. Son truc c’est l’arnaque à l’assurance, la voiture volée qu’on retrouve dans le garage du beau-frère méchamment maquillée, l’incendie «accidentel» — c’est bizarre ce genre d’accident — le cambriolage de son propre fait. La carambouille ordinaire. Il ne fréquente pas de milliardaires Gonzo juste des gens ordinaires qu’il trouve parfois très extraordinaires.

Gonzalès c’est un dingue qui fait beaucoup d’efforts pour paraître normal, dans la vie civile. Un grand brûlé de la vie moderne qui masque sa révolte derrière un cynisme jovial et bon enfant. Un type qui a adhéré très tôt au seul parti politique qui lui propose une solution : le parti d’en rire.

Il me rappelle quelqu’un…



Al Zheimer, le retour.

veste

                                                                    Petites Annonces : URGENT.

Veste encore jeune, aimant les voyages et la culture,

mais actuellement au chômage et en fin de droit

cherche politicien pour pouvoir se retourner.

                                                                        Pas sérieux s’abst.  

 

 

 

 

 

Ça y est, le Donald Trump du Puy en Velay s’est «désolidarisé» du mouvement des gilets jaunes. Franchement, on avait à peine remarqué qu’il s’était solidarisé. Mais conforme à son habitude, il l’a fait avec élégance et franchise.

D’abord il a affirmé qu’il n’avait jamais mis un gilet jaune, non jamais de la vie. Le jaune ne lui va pas, il préfère la parka rouge. Après il a hurlé d’un air à la fois digne et outré que la photo qui le montrait ridiculement affublé de ce vêtement à la mode était un faux. Comme on ne sait plus parler français on dit un «fake». C’est du globish, ça fait plus chic. Tout ça pour un gilet, c’est assez risible pour un type qui passe son temps à retourner sa veste. Il a peut-être confondu avec la doublure ?

Et puis devant l’évidence, il a produit un nouveau mensonge. Comme ses copains c’est un parlementaire parle-menteur. Il ne «se souvient plus». Il pense qu’on va le croire, évidemment. En fait je ne sais pas s’il pense. Le nombre de crétins diplômés parmi les pseudo-élites qui prétendent nous gouverner est absolument ahurissant. Donc, il a déjà Alzheimer, ou il est né avec, on ne sait pas au juste.

On le savait déjà daltonien, son cas s’aggrave. Il ne s’est jamais rendu compte que sous la parka rouge, il mettait toujours une chemise brune ; bientôt il  ne se souviendra plus qu’il a un pantalon.

Un jour on va le retrouver avec son slip sur la tête…



Cerbère, l’acerbe Serbe

singetirelangue

Scandale, horreur et putréfaction ! Jupiter Ier, le Kennedy d’Amiens, naguère si fringant, a été quasiment obligé — oui obligé ! — de reporter sa visite en Serbie pour quelques excités qui arborent des gilets d’un goût douteux (alors que le Roosevelt de Picardie, lui est toujours tiré à quatre épingles, tout le monde l’aura remarqué). Cela dit la Serbie aujourd’hui, c’est pas vraiment tendance. Déjà, la Serbie hier…

Mais quand même, si un président, et pas n’importe lequel (Zeus quand même…) ne peut plus se baguenauder  tranquillement en Europe pendant que sa capitale est dévastée (Paris brûle-t-il ?) à qui se fier dans ce bas monde ? Il a bien des collaborateurs pour s’occuper de ces  broutilles, non ? Et Bagheera, elle s’est fait bronzer pour rien, alors ? Elle non plus, elle ne peut plus voyager au frais de la République ? Alors que la décoration de la salle des Fêtes de l’Élysée est en chantier pour cinq cent mille euros (mais tout est d’un goût exquis paraît-il)  où voulez-vous que notre panthère s’étire et s’ébatte ? Sous les combles ? Un peu de tenue, sapristi.

Son Altesse Sérénissime Jupiter-Minus fut donc contraint de révoquer ses laquais et de renvoyer la chaise à porteur qu’il avait mandée afin de rendre une visite courtoise et distinguée à son homologue serbe (mais non son égal, of course). Serait-ce adoncques les prémisses d’une serbitude intolérable ?  Tout cela parce que quelques manants n’ont rien d’autre à faire qu’une jacquerie. C’est quand même donner bien de l’importance à l’agitation de quelques gueux

Qu’on en finisse enfin : s’ils ne peuvent plus prendre leur voiture pour aller travailler qu’ils prennent l’avion ! 



Abstraction #1.1

                                                                                                           abstraction #1_2

 

Voici un travail sur un petit format (A5 environ) à la plaque perdue, technique de linogravure mise au point par Pablo Picasso lors de son séjour à Vallauris. Cette technique permet d’avoir un rendu polychrome sans avoir besoin de faire plusieurs plaques (une par couleur selon la technique classique que je pratique aussi parfois.)  C’est un motif abstrait qui utilise le mouvement et la couleur pour donner une sensation de rythme. j’en ai fait une petite série qui sont tous à la fois semblables et chaque fois différents, comme dans Mon rêve familier de Verlaine («Qui n’est à chaque fois ni tout à fait la même / Ni tout à fait une autre et m’aime et me comprend»).

Je travaille sur cette problématique de l’unique et du multiple. C’est pour cela notamment que j’ai choisi la gravure.



Kafka

 

Je pense souvent à cette phrase de Kafka dans son journal :

Dimanche. Je suis allé au zoo. Stupeur des animaux devant certains regards humains.

Moi, c’est bizarre, ce n’est pas au zoo que ça me fait ça. C’est quand je vois un homme politique… Surtout Macron.

singe2



Souvenirs, souvenirs…

matraque

(image parue dans : http://la-feuille-de-chou.fr/archives/87172 )

 

Lu dans la presse à propos du procès en comparution immédiate des manifestants «violents»  des Champs-Élysées (je rappelle que les policiers eux sont toujours pacifiques, c’est même à ça qu’on les reconnaît) :

  il raconte qu’il voulait « ramener en souvenir » la matraque de police qui dépassait de son sac à dos

C’est vraiment chercher les bâtons pour se faire battre. Ou alors ce type avait la bosse du commerce ?

Son copain, lui, voulait ramener le fourgon, mais ça ne rentrait pas dans le sac à dos…



Derniers commentaires

  • Caroline Bordczyk commentaire sur Meilleurs vieux
    "Sans mentor livresque la Bougresse paresse ! Très mauvais pour sa foi !..."
  • Caroline Bordczyk commentaire sur Meilleurs vieux
    "Trop fort ! Et pour le retour de tes écris ici, faut-il que je prie ? C'est dimanche ça tombe bien !..."
  • karmatotal commentaire sur Meilleurs vieux
    "2019 ? C'est trop de la balle !... Enfin, du flash-ball plutôt...."
  • eructeuse commentaire sur Narcisse et Oedipe sont sur un bateau...
    "Fortement lu bu et apprécié !..."

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Macron : le père OK.

D’après le grand discours de notre Grand Timonier de l’Absolu Relatif, voici ce que nous pouvons augurer des profondes transformations du locataire de l’Élysée qui, comme on peut le voir sur la photo officielle ci-dessous, est à donf’ dans la transition éco-machin :

perroquetvelo

 

Un fâcheux, pourtant, le sieur Jean-François Julliard, Directeur de Greenpeace France,  aurait déclaré après le discours sympathique et bon enfant de sa Très Haute Éminence le Pic de Lumière Étincelante, bref Manu Ier himself  :

« Emmanuel Macron est en train de réussir un tour de force : alors que l’urgence climatique s’aggrave, il s’apprête à faire moins pour la transition énergétique et le climat que son prédécesseur, François Hollande. »

Là, je veux bien qu’on critique notre Saigneur et Maître, Taxman le Magnifique, mais quand même ! Faire moins que F. Hollande ? De qui se moque-t-on ?

C’est mal comprendre sa Radieuse Sainteté que de comparer son oeuvre aux vétilles qui ont occupé (si peu) le précédent hôte du palais présidentiel princier. Notre Geyser de Magnificence Picarde a le verbe haut. Fiat Lux déclame-t-il tous les matins pour que le soleil paraisse devant nos yeux éblouis. Fiat Lux, Fiat Lux ! Et cela n’a rien à voir avec un quelconque véhicule haut de gamme fabriqué en chine et assemblé à Turin. Non, Fiat Lux vocifère notre Dieu Vivant afin de remplacer à lui tout seul les quatre misérables centrales qu’il va fermer, parce qu’il est vraiment obligé sinon ça sera un remake de Fukushima mon amour.  Pour celles et ceux qui aurait raté le début, une seule adresse : http://karmatotal.unblog.fr/?p=57

Le Zeus d’Amiens, préfecture de la Somme et chef-lieu de Canton, est, nous le savons désormais, expert en diplomatie et en communication, la science de ceux qui n’en ont aucune.  Notre Jupiter-minus est un homme profond (par son vide) spécialiste redoutable du discours creux et du verbe haut. Cet ancien philosophe-banquier a sans doute lu le fameux Discours de la méthode. Cependant, pour sa part, il préfère la méthode du discours. C’est effectivement plus prudent.

Cet éminent spécialiste du rideau de fumée, prestidigitateur inouï, produit à lui tout seul autant de particules fines que l’ensemble du parc automobile français dès qu’il ouvre la bouche. À tel point que ses ministres ne lui disent plus «Bonjour M. le Président» mais tout simplement «Comment vas-tu yau de poële ?». Du discours de la méthode au discours à la mode, il n’y a qu’un pas, que le Kennedy des Hauts-de-France a franchi en frétillant d’aise.

Reste à savoir si l’enfumage est une énergie durable ou pas.

 

 


Grive-haut et profil bas.

chienidiot

 

(image provenant du site : https://www.chien-calme.com )

Notre fringant préposé à la voix de son maître, Benjy, lui-même personnellement a proféré cette puissante et pénétrante pensée :

« Cette France attend des réponses à ses colères, cela passe par une nouvelle méthode, mais pas par un changement de cap », a résumé le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, lundi.

Résumons : toujours autant de taxes et d’impôts pour les classes moyennes et populaires, mais Total, Vivendi, etc n’en paieront toujours pas euro, eux. Quant à leurs patrons ils seront également et toujours exonérés de l’ISF. Voilà pour le cap.

En revanche, deux gilets jaunes seront reçus à Matignon. Édouard Philippe a été solennel et presque poignant : «Gilets Jaunes : je vous comprends ! Dites-moi de quoi vous avez besoin et je vous dirai comment vous en passer !» Ça c’est pour la méthode.

Sacré Benjy, toujours le mot pour rire !

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