Tecktonik ou Aubergine ?

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 Que dire de l’aubergine ? (La tektonic ne m’intéresse absolument pas, finalement).

  Rien du tout, répondrait l’homme moderne toujours pressé, avide de sensations fortes et adepte de la thalasso après un week-end à Eurodisney. Mais je ne suis pas un homme moderne.

J’ai donc plusieurs choses à dire sur l’aubergine. Premièrement, c’est à noter, l’aubergine appartient à la famille des solanacées qui — plus personne ne l’ignore depuis la mode (dans la jet-set pour l’essentiel) d’une autre solanacée, le poivron commun mais bien vert — est une famille de plantes dicotylédones gamopétales. L’aubergine a donc de la famille, ce qui lui donne presque à tout coup ce caractère rond et enjoué tout à fait caractéristique. A l’inverse d’un danseur de tecktonik qui semble se prendre énormément au sérieux quand il s’agite sur un fond sonore de marteaux piqueurs sous acide. Je dis cela afin de satisfaire l’internaute prépubère, imberbe et gominé qui se serait fourvoyé sur ce blog en cherchant la liste des teufs teckto en before dans le 9/3, branché(e)s keums — fait-on toujours l’accord de « branché » ? Je ne sais.

Evidemment, je comprends qu’après avoir péniblement orthographié « teufs teckto » une bonne dizaine de fois, tomber sur une page à la gloire de l’aubergine (et de l’escargot commun voir plus bas) puisse faire penser qu’il y a du foutage de Google dans l’air. Donc j’ai fait un geste. Mais revenons incontinent à notre sujet. Les solanacées comprennent des plantes aussi variées que la pomme de terre, le tabac, la tomate, la belladone, le piment … impossible de les citer toutes sans en oublier aucune (la solanacée est assez susceptible le point est à souligner) puisque cette famille comprend environ 2500 espèces. 2500 parents ! Alors quand on dit que l’aubergine a de la famille, c’est une litote — pour les nolife de la teckto qui n’auraient pas encore trouvé le moyen de sortir de cette page, Wikipedia possède un article sur la litote, avec une bonne définition — je ne sais pas si vous imaginez les repas en commun…

D’autre part, j’y arrive, l’aubergine est sympathique, comme l’escargot (cf infra) ce qui les rapproche. Cet aspect velouté, presque latin lover, ces formes généreuses, cette couleur deep purple qui a tant inspiré le rock anglais (souvenez-vous du hit « je fume ma clope dans les WC » qui fut à l’origine de « l’aubergine blues boom » de ces années-là), cette oblongue forme bien renflée à l’extrémité qui nous fait penser à … qui nous fait rêver de … bref.

L’aubergine est également très prisée des jeunes femmes soucieuses de l’harmonie de leur ménage, en effet que de plaisirs (de bouche) ne peut-on tirer de cet extraordinaire habitant des jardins ! Remarquons toutefois que pour certains usages il convient d’utiliser des spécimens plutôt jeunes et allongés, sans les peler, surtout.

On l’aura compris l’aubergine n’est pas le légume du vulgaire trônant sur la table en formica imitation chêne entre la bonbonne de gaz et celle de rouge. C’est a contrario un légume fin et racé, réservé à une certaine élite, délicate et distinguée. D’ailleurs on en fait du caviar, argument décisif s’il en est.

Le contraire de la tecktonik en somme.

Licence creative commons

Cet éloge à la gloire de  l’aubergine commune  est mis à disposition par Karmatotal selon les termes de la licence Creative Commons suivante : Paternité – pas d’utilisation commerciale – pas de modification 




Archive pour avril, 2009

Tecktonik ou Aubergine ?

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 Que dire de l’aubergine ? (La tektonic ne m’intéresse absolument pas, finalement).

  Rien du tout, répondrait l’homme moderne toujours pressé, avide de sensations fortes et adepte de la thalasso après un week-end à Eurodisney. Mais je ne suis pas un homme moderne.

J’ai donc plusieurs choses à dire sur l’aubergine. Premièrement, c’est à noter, l’aubergine appartient à la famille des solanacées qui — plus personne ne l’ignore depuis la mode (dans la jet-set pour l’essentiel) d’une autre solanacée, le poivron commun mais bien vert — est une famille de plantes dicotylédones gamopétales. L’aubergine a donc de la famille, ce qui lui donne presque à tout coup ce caractère rond et enjoué tout à fait caractéristique. A l’inverse d’un danseur de tecktonik qui semble se prendre énormément au sérieux quand il s’agite sur un fond sonore de marteaux piqueurs sous acide. Je dis cela afin de satisfaire l’internaute prépubère, imberbe et gominé qui se serait fourvoyé sur ce blog en cherchant la liste des teufs teckto en before dans le 9/3, branché(e)s keums — fait-on toujours l’accord de « branché » ? Je ne sais.

Evidemment, je comprends qu’après avoir péniblement orthographié « teufs teckto » une bonne dizaine de fois, tomber sur une page à la gloire de l’aubergine (et de l’escargot commun voir plus bas) puisse faire penser qu’il y a du foutage de Google dans l’air. Donc j’ai fait un geste. Mais revenons incontinent à notre sujet. Les solanacées comprennent des plantes aussi variées que la pomme de terre, le tabac, la tomate, la belladone, le piment … impossible de les citer toutes sans en oublier aucune (la solanacée est assez susceptible le point est à souligner) puisque cette famille comprend environ 2500 espèces. 2500 parents ! Alors quand on dit que l’aubergine a de la famille, c’est une litote — pour les nolife de la teckto qui n’auraient pas encore trouvé le moyen de sortir de cette page, Wikipedia possède un article sur la litote, avec une bonne définition — je ne sais pas si vous imaginez les repas en commun…

D’autre part, j’y arrive, l’aubergine est sympathique, comme l’escargot (cf infra) ce qui les rapproche. Cet aspect velouté, presque latin lover, ces formes généreuses, cette couleur deep purple qui a tant inspiré le rock anglais (souvenez-vous du hit « je fume ma clope dans les WC » qui fut à l’origine de « l’aubergine blues boom » de ces années-là), cette oblongue forme bien renflée à l’extrémité qui nous fait penser à … qui nous fait rêver de … bref.

L’aubergine est également très prisée des jeunes femmes soucieuses de l’harmonie de leur ménage, en effet que de plaisirs (de bouche) ne peut-on tirer de cet extraordinaire habitant des jardins ! Remarquons toutefois que pour certains usages il convient d’utiliser des spécimens plutôt jeunes et allongés, sans les peler, surtout.

On l’aura compris l’aubergine n’est pas le légume du vulgaire trônant sur la table en formica imitation chêne entre la bonbonne de gaz et celle de rouge. C’est a contrario un légume fin et racé, réservé à une certaine élite, délicate et distinguée. D’ailleurs on en fait du caviar, argument décisif s’il en est.

Le contraire de la tecktonik en somme.

Licence creative commons

Cet éloge à la gloire de  l’aubergine commune  est mis à disposition par Karmatotal selon les termes de la licence Creative Commons suivante : Paternité – pas d’utilisation commerciale – pas de modification 

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