Le Mammouth et le Renard

 

Avertissement au lecteur : cette fable contemporaine est le fruit de ma pure imagination. Par conséquent toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé serait une pure (et merveilleuse) coïncidence.

 

La scène se déroule dans le bureau du Président de l’Académie des Sciences dont l’occupant légitime porte un costume gris anthracite à rayures fines, des cheveux blancs encore fournis, une cravate bleue horizon ainsi qu’une mine sévère démentie par un regard rusé. C’est le renard de la fable. En face de lui, inconfortablement assis dans un fauteuil qui n’a pas été conçu pour englober le volume total de son auguste postérieur se trouve un ancien joueur de tennis amis des puissants, ancien homme de science qui n’a plus mis les pieds dans un laboratoire depuis trente ans, mais continue à dispenser la vérité du haut de l’Olympe de son Savoir. Sommité scientifique mondiale autoproclamée, l’ex-futur ministre de l’industrie « d’ouverture », dégraisseur de mammouth au chômage, ressemble étrangement à un crapaud buffle écrasé par un autobus. Son sextuple menton menace chaque seconde son col de chemise d’une explosion subite, pourtant sa cravate tient bon, il s’appelle Claudius Allegro, d’un mot latin « alacer » qui signifie vif et preste. En l’affublant d’un tel patronyme ses parents se sont manifestement payé sa tête, c’est pourquoi il nous est – forcément – sympathique. C’est le mammouth de la fable.

 

— Alors, mon cher Claudius, ce rapport sur le climat, l’avez-vous lu ?

— Ben (Un temps) … Ouaff … (Un temps) c’est-à-dire que … que … que (Un temps). Mmmf !

— Je comprends mon cher (Le Président rectifie son noeud de cravate avec un sourire de renard) … s’il fallait lire tous les rapports qu’on doit signer, hein ? (Le Président s’examine désormais les ongles de la main gauche) Car … il va bien falloir que vous le signiez, n’est-ce pas, ce rapport … qui étudie l’influence de l’activité humaine sur le réchauffement climatique ?

— Ah ? (Un temps) Vraiment ?

— Oui, oui, vraiment.(Range son stylo plume en bois précieux à la perpendiculaire de l’arête de son bureau moins 8,4 degrés pour ajouter un peu de fantaisie au geste) Cela étant, vous avez dit tellement de conneries dans votre carrière que pour une fois que vous allez signer un rapport un peu intelligent …

— (Parcourant le document et haussant le ton) Ah non ! Non et trois fois non ! Jamais je en signerai cette infamie !

— Allons, allons.

— Cette … élucubration, oui, élucubration, visant seulement à me nuire, moi Claudius Allegro, …

— Nt-nt (Absorbé dans son courrier, le Président n’écoute plus que d’une oreille très distraite)

— Ce .. ce ramassis de ..

— Nt-nt

— De .. de .. contre vérités ! (devient violet, est pris d’une énorme quinte de toux qui agite ses bajoues ainsi que les multiples poches qu’il possède sous les yeux, le faisant ainsi ressembler à un saladier rempli de jelly qui serait pris dans un accident ferroviaire)… (Un temps) de pseudo science, oui, de pseudo science !

— (Relève la tête, étonné) Mais … qu’est-ce que vous y connaissez au climat finalement ?

— (Essaie de se lever brusquement de son fauteuil dans un geste théâtral qui se solde par un échec massif suivi d’un horrible bruit de ventouse à déboucher les conduits) Je suis un Scientifique ! (Tousse cinq fois sous le coup de l’émotion)

— Nt-nt.

— Nt-nt ?

— Nt-nt! (Un temps) Vous étiez … il y a longtemps. (Un temps) Rappelez-moi votre spécialité, déjà ?

— La géologie, pourquoi ?

— L’étude des pierres en somme.

— Si on veut. Et ?

— Et (se penche et parle sur le ton de la confidence) des collègues de plus en plus nombreux se demandent si vous n’auriez pas été victime d’un accident du travail .

— … ?

— En d’autres termes si vous n’auriez pas reçus quelques échantillons de recherche plus gros que les autres sur votre fond de commerce (se tapote le crâne).

— (Se palpe également le crâne) Mais, mais, mon fond de commerce se porte très bien !

— (Moue sceptique) on est quand même plus proche du dépôt de bilan que des bénéfices records.

— Co … comment ?

— Il y a du mou dans la corde à noeuds depuis un moment reconnaissez-le. Le seul endroit où vous parlez encore de science c’est à la télé.

— On y reconnaît ma compétence ! (Geste auguste du semeur se terminant en penseur de Rodin mais avec les lunettes de travers).

— Quand on connaît le niveau intellectuel moyen d’un animateur, ce n’est plus de la pédagogie, c’est de la psychiatrie. Au lieu de leur bourrer le mou à propos du climat, vous feriez mieux de leur apprendre les méfaits de la cocaïne. (Un temps) J’espère que vous n’en prenez pas au moins ?

— (Outré) Ca suffit à la fin !

— (A repris l’étude de son courrier) Calmez-vous, calmez-vous ; avec des zigotos dans votre genre on n’est jamais à l’abri d’une surprise. (Un temps) Bref, la vulgarisation ne vous suffisait plus, il a fallu que vous sombriez dans la vulgate. La bonne parole selon Saint Claudius. L’heure n’est plus aux miracles, plus personne n’y croit, le marketing est passé par là. Le précipice mène à l’abîme, c’est une loi générale de la physique. (Un temps) Bon, ce rapport, vous le signez ?

— (Bras croisés sur la bedaine, attitude de défi d’un enfant devant son bol de soupe) Non !

— (Tend le bras et reprend le rapport). Bon.

— (Décroise les bras, surpris). Bon ?

— Bon, bon. (Range le rapport dans un tiroir en sifflotant « Tout va très bien madame la marquise ».)

— « Bon » et c’est tout ?

— C’est ça. Oui. Je vous souhaite une bonne journée, ou plutôt une bonne semaine, ou un bon trimestre, allez, carrément. (Fait mine de se lever, toujours souriant)

— Mais … mais … vous n’essayez pas de me convaincre ?

— Nt-nt.

— Nt-nt ?

— Nt-nt ! Inutile.

— I – nu- tile ?

— C’est ça en un seul mot.

— Vous ne voulez pas m’expliquer ?

— Temps perdu.

— Ah … b… bon ?

— Voyez-vous mon cher, je ne fais pas de science sur les plateaux télé, moi. J’ai un vrai travail, donc si vous ne voulez pas signer, et bien vous ne signez pas.

— Mais … c’est grave !

— Pensez-vous ! Tout le monde s’en fout !

— (Effondré. Toute la matière de son corps semble tassée dans ce ventre énorme agité par de grands soubresauts de chagrin) Tout le monde ? (Renifle)

— (Se regarde les ongles) Je vous le confirme. Vous devriez éteindre votre téléviseur et ouvrir la fenêtre, vous verriez la réalité. Et la réalité c’est que tout le monde se contrefout de votre opinion sur le climat à part les animateurs hébétés par la coke des talk-shows pitoyables pour mongoliens dépressifs dans lesquels vous allez faire le singe savant avant la pub.

— Oh ! Je vous interdis ! (S’extrait de son siège dans un grand bruit de succion. Fait de grands gestes en criant très fort). Vous entendez … je vous …

— (Toujours très calme, se gratte l’oreille d’une main et montre la porte de l’autre en regardant sa montre) Vous allez être en retard pour le casting de « la ferme aux animaux ».

— (Sort de sa poche un stylo comme s’il s’agissait d’un revolver) Vous prenez ainsi ? Et bien d’accord ! (Signe rageusement le rapport). Laissez-moi vous dire, cher Président, que vous exercez votre mission d’une manière lamentable.

— (Relève la tête et regarde son vis-à-vis en haussant les sourcils) Voyez-vous, cher Claudius, il est beaucoup plus facile de paraître compétent dans le métier des autres que de l’être dans celui qu’on exerce. (Range le rapport dans un chemise) Vous n’oublierez pas de fermer la porte en sortant, j’ai vraiment beaucoup de choses à faire aujourd’hui.

— (Furieux, Claudius est déjà sur la porte) Je m’en souviendrai !

— (Pensif, les sourcils froncés, semble vouloir se souvenir de quelque chose). Ah ! J’allais oublier : vous enverrez mon bonjour à Guy Lux. J’adorais le Schmilblick quand j’étais petit.

 

Ce délicieux dialogue en forme de poire vous est offert  par le bienveillant Karmatotal sous la licence creative commons “ByNcNd” 88x31.png



La mort alitée

 

  • « La politique avant d’être une vocation, c’est un métier » disait naguère notre Président. On ne peut qu’abonder, d’où le vers bien connu de Boileau : « Sans foi sur le métier remettez votre ouvrage ».
  • Certains s’insurgent quand des membres éminents de notre gouvernement se font payer des vacances somptueuses par des dictateurs sanguinaires qui massacrent un peu leur population. D’un autre côté, Barak Obama n’a pas fait le moindre geste pour les inviter gratis aux USA, hein ? Et la Suède, en cette saison, c’est tristounet, il faut bien l’avouer. Et puis, si ce ne sont pas des ministres corrompus qui y vont, alors qui va y aller ?
  • Qu’est-ce qu’une faute morale ? serait tenté de se demander, s’il en avait le temps, l’homme de la rue (encore une feignasse qui se pose des questions à la con au lieu d’aller bosser). La réponse est simple : ce n’est ni un ministre qui se met l’argent du contribuable dans la poche pour se payer des dizaines de milliers d’euros de cigares, pas non plus un(e) ministre qui fait du business avec un dictateur, ou ses parents ou son compagnon, pas non plus un premier ministre qui part en vacances chez un autre tyran (tous frais payés cela va de soi, il ferait beau voir qu’un premier ministre paye ses vacances de sa poche maintenant, avec la crise et son salaire …), pas plus qu’un ministre régalien qui se fait condamner deux fois par la justice en quelques mois, dont une pour injures raciales, non, ce n’est pas ça. Mais alors quoi, répond le vulgare pecus agacé ? Ben … on cherche.

Ces réflexions à la moralité douteuse   vous sont offertes par Karmatotal sous la licence creative commons “ByNcNd” 88x31.png




Archive pour mars, 2011

Le Mammouth et le Renard

 

Avertissement au lecteur : cette fable contemporaine est le fruit de ma pure imagination. Par conséquent toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé serait une pure (et merveilleuse) coïncidence.

 

La scène se déroule dans le bureau du Président de l’Académie des Sciences dont l’occupant légitime porte un costume gris anthracite à rayures fines, des cheveux blancs encore fournis, une cravate bleue horizon ainsi qu’une mine sévère démentie par un regard rusé. C’est le renard de la fable. En face de lui, inconfortablement assis dans un fauteuil qui n’a pas été conçu pour englober le volume total de son auguste postérieur se trouve un ancien joueur de tennis amis des puissants, ancien homme de science qui n’a plus mis les pieds dans un laboratoire depuis trente ans, mais continue à dispenser la vérité du haut de l’Olympe de son Savoir. Sommité scientifique mondiale autoproclamée, l’ex-futur ministre de l’industrie « d’ouverture », dégraisseur de mammouth au chômage, ressemble étrangement à un crapaud buffle écrasé par un autobus. Son sextuple menton menace chaque seconde son col de chemise d’une explosion subite, pourtant sa cravate tient bon, il s’appelle Claudius Allegro, d’un mot latin « alacer » qui signifie vif et preste. En l’affublant d’un tel patronyme ses parents se sont manifestement payé sa tête, c’est pourquoi il nous est – forcément – sympathique. C’est le mammouth de la fable.

 

— Alors, mon cher Claudius, ce rapport sur le climat, l’avez-vous lu ?

— Ben (Un temps) … Ouaff … (Un temps) c’est-à-dire que … que … que (Un temps). Mmmf !

— Je comprends mon cher (Le Président rectifie son noeud de cravate avec un sourire de renard) … s’il fallait lire tous les rapports qu’on doit signer, hein ? (Le Président s’examine désormais les ongles de la main gauche) Car … il va bien falloir que vous le signiez, n’est-ce pas, ce rapport … qui étudie l’influence de l’activité humaine sur le réchauffement climatique ?

— Ah ? (Un temps) Vraiment ?

— Oui, oui, vraiment.(Range son stylo plume en bois précieux à la perpendiculaire de l’arête de son bureau moins 8,4 degrés pour ajouter un peu de fantaisie au geste) Cela étant, vous avez dit tellement de conneries dans votre carrière que pour une fois que vous allez signer un rapport un peu intelligent …

— (Parcourant le document et haussant le ton) Ah non ! Non et trois fois non ! Jamais je en signerai cette infamie !

— Allons, allons.

— Cette … élucubration, oui, élucubration, visant seulement à me nuire, moi Claudius Allegro, …

— Nt-nt (Absorbé dans son courrier, le Président n’écoute plus que d’une oreille très distraite)

— Ce .. ce ramassis de ..

— Nt-nt

— De .. de .. contre vérités ! (devient violet, est pris d’une énorme quinte de toux qui agite ses bajoues ainsi que les multiples poches qu’il possède sous les yeux, le faisant ainsi ressembler à un saladier rempli de jelly qui serait pris dans un accident ferroviaire)… (Un temps) de pseudo science, oui, de pseudo science !

— (Relève la tête, étonné) Mais … qu’est-ce que vous y connaissez au climat finalement ?

— (Essaie de se lever brusquement de son fauteuil dans un geste théâtral qui se solde par un échec massif suivi d’un horrible bruit de ventouse à déboucher les conduits) Je suis un Scientifique ! (Tousse cinq fois sous le coup de l’émotion)

— Nt-nt.

— Nt-nt ?

— Nt-nt! (Un temps) Vous étiez … il y a longtemps. (Un temps) Rappelez-moi votre spécialité, déjà ?

— La géologie, pourquoi ?

— L’étude des pierres en somme.

— Si on veut. Et ?

— Et (se penche et parle sur le ton de la confidence) des collègues de plus en plus nombreux se demandent si vous n’auriez pas été victime d’un accident du travail .

— … ?

— En d’autres termes si vous n’auriez pas reçus quelques échantillons de recherche plus gros que les autres sur votre fond de commerce (se tapote le crâne).

— (Se palpe également le crâne) Mais, mais, mon fond de commerce se porte très bien !

— (Moue sceptique) on est quand même plus proche du dépôt de bilan que des bénéfices records.

— Co … comment ?

— Il y a du mou dans la corde à noeuds depuis un moment reconnaissez-le. Le seul endroit où vous parlez encore de science c’est à la télé.

— On y reconnaît ma compétence ! (Geste auguste du semeur se terminant en penseur de Rodin mais avec les lunettes de travers).

— Quand on connaît le niveau intellectuel moyen d’un animateur, ce n’est plus de la pédagogie, c’est de la psychiatrie. Au lieu de leur bourrer le mou à propos du climat, vous feriez mieux de leur apprendre les méfaits de la cocaïne. (Un temps) J’espère que vous n’en prenez pas au moins ?

— (Outré) Ca suffit à la fin !

— (A repris l’étude de son courrier) Calmez-vous, calmez-vous ; avec des zigotos dans votre genre on n’est jamais à l’abri d’une surprise. (Un temps) Bref, la vulgarisation ne vous suffisait plus, il a fallu que vous sombriez dans la vulgate. La bonne parole selon Saint Claudius. L’heure n’est plus aux miracles, plus personne n’y croit, le marketing est passé par là. Le précipice mène à l’abîme, c’est une loi générale de la physique. (Un temps) Bon, ce rapport, vous le signez ?

— (Bras croisés sur la bedaine, attitude de défi d’un enfant devant son bol de soupe) Non !

— (Tend le bras et reprend le rapport). Bon.

— (Décroise les bras, surpris). Bon ?

— Bon, bon. (Range le rapport dans un tiroir en sifflotant « Tout va très bien madame la marquise ».)

— « Bon » et c’est tout ?

— C’est ça. Oui. Je vous souhaite une bonne journée, ou plutôt une bonne semaine, ou un bon trimestre, allez, carrément. (Fait mine de se lever, toujours souriant)

— Mais … mais … vous n’essayez pas de me convaincre ?

— Nt-nt.

— Nt-nt ?

— Nt-nt ! Inutile.

— I – nu- tile ?

— C’est ça en un seul mot.

— Vous ne voulez pas m’expliquer ?

— Temps perdu.

— Ah … b… bon ?

— Voyez-vous mon cher, je ne fais pas de science sur les plateaux télé, moi. J’ai un vrai travail, donc si vous ne voulez pas signer, et bien vous ne signez pas.

— Mais … c’est grave !

— Pensez-vous ! Tout le monde s’en fout !

— (Effondré. Toute la matière de son corps semble tassée dans ce ventre énorme agité par de grands soubresauts de chagrin) Tout le monde ? (Renifle)

— (Se regarde les ongles) Je vous le confirme. Vous devriez éteindre votre téléviseur et ouvrir la fenêtre, vous verriez la réalité. Et la réalité c’est que tout le monde se contrefout de votre opinion sur le climat à part les animateurs hébétés par la coke des talk-shows pitoyables pour mongoliens dépressifs dans lesquels vous allez faire le singe savant avant la pub.

— Oh ! Je vous interdis ! (S’extrait de son siège dans un grand bruit de succion. Fait de grands gestes en criant très fort). Vous entendez … je vous …

— (Toujours très calme, se gratte l’oreille d’une main et montre la porte de l’autre en regardant sa montre) Vous allez être en retard pour le casting de « la ferme aux animaux ».

— (Sort de sa poche un stylo comme s’il s’agissait d’un revolver) Vous prenez ainsi ? Et bien d’accord ! (Signe rageusement le rapport). Laissez-moi vous dire, cher Président, que vous exercez votre mission d’une manière lamentable.

— (Relève la tête et regarde son vis-à-vis en haussant les sourcils) Voyez-vous, cher Claudius, il est beaucoup plus facile de paraître compétent dans le métier des autres que de l’être dans celui qu’on exerce. (Range le rapport dans un chemise) Vous n’oublierez pas de fermer la porte en sortant, j’ai vraiment beaucoup de choses à faire aujourd’hui.

— (Furieux, Claudius est déjà sur la porte) Je m’en souviendrai !

— (Pensif, les sourcils froncés, semble vouloir se souvenir de quelque chose). Ah ! J’allais oublier : vous enverrez mon bonjour à Guy Lux. J’adorais le Schmilblick quand j’étais petit.

 

Ce délicieux dialogue en forme de poire vous est offert  par le bienveillant Karmatotal sous la licence creative commons “ByNcNd” 88x31.png

La mort alitée

 

  • « La politique avant d’être une vocation, c’est un métier » disait naguère notre Président. On ne peut qu’abonder, d’où le vers bien connu de Boileau : « Sans foi sur le métier remettez votre ouvrage ».
  • Certains s’insurgent quand des membres éminents de notre gouvernement se font payer des vacances somptueuses par des dictateurs sanguinaires qui massacrent un peu leur population. D’un autre côté, Barak Obama n’a pas fait le moindre geste pour les inviter gratis aux USA, hein ? Et la Suède, en cette saison, c’est tristounet, il faut bien l’avouer. Et puis, si ce ne sont pas des ministres corrompus qui y vont, alors qui va y aller ?
  • Qu’est-ce qu’une faute morale ? serait tenté de se demander, s’il en avait le temps, l’homme de la rue (encore une feignasse qui se pose des questions à la con au lieu d’aller bosser). La réponse est simple : ce n’est ni un ministre qui se met l’argent du contribuable dans la poche pour se payer des dizaines de milliers d’euros de cigares, pas non plus un(e) ministre qui fait du business avec un dictateur, ou ses parents ou son compagnon, pas non plus un premier ministre qui part en vacances chez un autre tyran (tous frais payés cela va de soi, il ferait beau voir qu’un premier ministre paye ses vacances de sa poche maintenant, avec la crise et son salaire …), pas plus qu’un ministre régalien qui se fait condamner deux fois par la justice en quelques mois, dont une pour injures raciales, non, ce n’est pas ça. Mais alors quoi, répond le vulgare pecus agacé ? Ben … on cherche.

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