Les bourses dévissent : redressons la barre !

« Va te faire voir chez les Grecs ! » cette célèbre maxime gravée en lettres d’or sur le fronton de marbre à l’entrée de Goldman Sachs, à Wall Street semble de plus en plus d’actualité ! L’Europe retourne à l’abîme, la Chine s’alarme et le directeur de la FED n’a mangé qu’un seul cookie aujourd’hui puis il a remis le caviar dans le frigidaire, ça ne passait plus. C’est dire si la situation est délicate, comme me le disait récemment le beau-père de ma concierge coincé entre le matelas du cellier et la fillette du second.

Et oui, et oui, les bourses s’effondrent, alors quoi ? Tous les gouvernements font cependant ce qu’ils peuvent, ils inventent sans relâche de nouveaux moyens de taxer les pauvres pour rembourser les riches mais, manifestement, cela ne suffit plus. Néanmoins, des pauvres, on ne va pas me dire qu’on en manque, quand même ! Je ne vois plus que ça … On m’objectera qu’essorer un pauvre ça fait toujours moins de liquide qu’un riche. Soit. Mais on devrait se rattraper sur le nombre, « les petits ruisseaux font les grandes rivières » comme disait Bokassa à un ex-président de la république française actuellement comateux à propos d’une vague affaire de diamants.

Et puis s’il n’y pas assez de pauvres, et bien il faut en fabriquer, c’est tout. Ce dont nous avons besoin en réalité c’est d’un nouveau plan industriel : il faut remettre sur pied les fabriques de pauvres du XIXème siècle, s’inspirer des grandes traditions de paupérisation qui sont restées vives encore dans ce vaste continent qui est notre futur : l’A-Fric (étymologiquement : qui n’a pas une thune). Il existe là-bas des méthodes extrêmement pointues — voire tranchantes — pour valoriser une des seules ressources qui n’a pas encore été pillée par l’OCDE, c’est-à-dire la misère. L’affaire semble bien partie en Grèce qui paraît avoir pris la mesure du problème, grâce à la clairvoyance du FMI (anciennement Fornication Multipliable Indéfiniment sous l’égide de son ancien directeur devenu récemment Foutagedegueule Modulable à l’Infini après travaux de rénovation). Comme je le disais dans un article récent, la Grèce a déjà mis en vente son alphabet pour une bouchée de pain — mais ça n’intéresse personne à part deux ou trois physiciens boutonneux, les matheux s’étant tous reconvertis dans la finance — le Parthénon a aussi été loué à l’Italie pour quelques séances de « Bunga Bunga », les théorèmes de Pythagore et d’Archimède sont désormais hypothéqués pour une durée de deux mille ans environ.

Rien n’y fait, les marchés n’ont plus confiance (cela dit c’est réciproque, la confiance n’a jamais marché). Que faire ? Que faire ? C’est un drachme, un terrible drachme ! Tous les philosophes grecs ont été cédés aux industries de programmes américaines (les Chinois s’en foutent) il ne faut donc espérer aucune rentrée d’argent du prochain Socrate contre Rambo ou de l’hypothétique La caverne de Platoon. Les droits sont pré-payés.

Et pourtant l’espoir existe : une fois encore le salut nous viendra de l’Histoire. Sach(s)ons (comme dit Goldman) observer le passé. Toute cette crise européenne a débuté après la mise au placard éhontée d’un président du FMI, mise au placard d’autant plus terrible qu’il n’y avait personne dedans à part lui (source : AFP).

Et il faudra bien un jour que tout le monde en arrive à cette conclusion indubitable (en un seul mot, merci) : lorsque Dominique (même remarque) J’trousse-Quand  était à la tête de ce club de philanthropes, les bourses montaient.

Professor Hait

 

Cet appel poignant vous est adressé par le bienheureux Karmatotal sous la licence d’en jouir suivante : 88x31.png

 

 


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