Triple A

 Le médecin et le muet    (Fable)

Il était une fois, un pauvre vieux muet
Qui se sentait si seul qu’il voulait se tuer
Plus de bonus et plus de prime
En lui tout n’était que déprime
Car on lui demandait souvent son opinion
Sans qu’il puisse jamais prononcer aucun son.
« J’en ai vraiment assez et ne veux qu’une chose
Pouvoir enfin parler et dire belle prose. »
Il fit une recherche auprès du nain Ternet
Il voulait un docteur au discours clair et net :
Dans le paradis grec qu’on appelle Elysée
Il trouve un médecin pour clientèle aisée.
Le cabinet meublé d’objets très mal choisis
Produisait l’impression d’un grand bazar cosy.
L’ensemble évidemment lui semble un peu vulgaire
Mais l’important pour lui restait le savoir-faire.
Le praticien était petit, très agité,
Semblait dénué de toute moralité,
Le malade finit par éprouver des craintes,
Que l’homme de Neuilly dissipe en quelques feintes.
L’homme de l’art avait bonne réputation
C’était suffisant pour vaincre l’hésitation
Il neigeait. Le docteur pensait plein d’allégresse :
« Qu’importe les flocons pourvu qu’on ait l’ivresse. »
– Vous m’avez posé des questions ?
Je vous ferai tous les répons !
Déclarait-il avec force haussements d’épaule
En secouant le chef comme si c’était drôle.
– Je vous le dis, je tiens tous mes engagements
Tout le monde sait bien que jamais je ne mens !
Vous voulez avoir la parole ?
C’est votre droit et c’est mon rôle !
Je suis un grand maître de l’alphabet
Avec moi l’U aime le P …
Le docteur se vantait sans cesse
En tortillant un peu la fesse,
La prétention n’était pas son moindre défaut
Il se targuait souvent avec le verbe haut
D’être un phénix, une lumière,
D’avoir guéri la terre entière.
Affirme au muet qu’il ne faut pas avoir peur
Car de tous les docteurs c’est bien lui le meilleur.
– Après avoir goûté ma cure
vous irez mieux, je vous l’assure.
Enfin vous vous écrirez « Ah ! »
Et parfois même triple A !
Le temps nous est compté, il nous faire vite,
D’autres chats à fouetter prendront bientôt la suite.
Il se saisit alors d’un long cylindre oblong
Dont la forme évoquait de loin un champignon
Regarde son patient, recule vers l’arrière,
Lui intime l’ordre de montrer son derrière,
Puis introduit l’engin (et sans ménagement)
Dans l’orifice qu’on appelle fondement.

L’infortuné crie « Ah ! » et reste bouche bée
– Je vous l’avais bien dit ! A demain pour le « B » !
Déclare en se lavant les mains son tortionnaire
– Et pour le règlement : voyez ma secrétaire.

 

Cette fable affable vous est  offerte par le fabuleux  Karmatotal sous l’ineffable licence  :88x31.png



Il est sorti !

Ouiiiiiiii ! Enfin ! Le cinquième (et non pas dernier) épisode des Délicieuses Aventures de Gër Harmaj Haax.

Produit bio, sans silicone industriel ni additif pour carburant, bref c’est plus Noël, c’est pas mammaire (fallait bien que je la fasse) mais chez Karmatotal, même sans la galette on est traité comme un roi (ou une reine, je n’oublie pas mon fidèle et nombreux public féminin).

Enfin j’espère.



2012, année de la Bouse ! Vivement 2013 …

 La mort est une plume, le devoir une montagne       (Sentence Zen  Séculaire)

 

Franchement, même en écrivant au stylo bille, tout élève moyen de collège a déjà eu le temps de faire de nombreuses fois ce constat déprimant.

 

  A part ça le 4ème épisode des délicieuses aventures de Gër Harmaj Haax est sorti tout chaud de l’imagination fertile de Karmatotal, surnommé le « Mur Porteur de la Sagesse Introuvable » par ses deux voisins alcooliques.
Je ne vous dis plus où c’est, nous sommes entre amis, vous connaissez le chemin.  Et merci qui ?



Archive pour janvier, 2012

Triple A

 Le médecin et le muet    (Fable)

Il était une fois, un pauvre vieux muet
Qui se sentait si seul qu’il voulait se tuer
Plus de bonus et plus de prime
En lui tout n’était que déprime
Car on lui demandait souvent son opinion
Sans qu’il puisse jamais prononcer aucun son.
« J’en ai vraiment assez et ne veux qu’une chose
Pouvoir enfin parler et dire belle prose. »
Il fit une recherche auprès du nain Ternet
Il voulait un docteur au discours clair et net :
Dans le paradis grec qu’on appelle Elysée
Il trouve un médecin pour clientèle aisée.
Le cabinet meublé d’objets très mal choisis
Produisait l’impression d’un grand bazar cosy.
L’ensemble évidemment lui semble un peu vulgaire
Mais l’important pour lui restait le savoir-faire.
Le praticien était petit, très agité,
Semblait dénué de toute moralité,
Le malade finit par éprouver des craintes,
Que l’homme de Neuilly dissipe en quelques feintes.
L’homme de l’art avait bonne réputation
C’était suffisant pour vaincre l’hésitation
Il neigeait. Le docteur pensait plein d’allégresse :
« Qu’importe les flocons pourvu qu’on ait l’ivresse. »
– Vous m’avez posé des questions ?
Je vous ferai tous les répons !
Déclarait-il avec force haussements d’épaule
En secouant le chef comme si c’était drôle.
– Je vous le dis, je tiens tous mes engagements
Tout le monde sait bien que jamais je ne mens !
Vous voulez avoir la parole ?
C’est votre droit et c’est mon rôle !
Je suis un grand maître de l’alphabet
Avec moi l’U aime le P …
Le docteur se vantait sans cesse
En tortillant un peu la fesse,
La prétention n’était pas son moindre défaut
Il se targuait souvent avec le verbe haut
D’être un phénix, une lumière,
D’avoir guéri la terre entière.
Affirme au muet qu’il ne faut pas avoir peur
Car de tous les docteurs c’est bien lui le meilleur.
– Après avoir goûté ma cure
vous irez mieux, je vous l’assure.
Enfin vous vous écrirez « Ah ! »
Et parfois même triple A !
Le temps nous est compté, il nous faire vite,
D’autres chats à fouetter prendront bientôt la suite.
Il se saisit alors d’un long cylindre oblong
Dont la forme évoquait de loin un champignon
Regarde son patient, recule vers l’arrière,
Lui intime l’ordre de montrer son derrière,
Puis introduit l’engin (et sans ménagement)
Dans l’orifice qu’on appelle fondement.

L’infortuné crie « Ah ! » et reste bouche bée
– Je vous l’avais bien dit ! A demain pour le « B » !
Déclare en se lavant les mains son tortionnaire
– Et pour le règlement : voyez ma secrétaire.

 

Cette fable affable vous est  offerte par le fabuleux  Karmatotal sous l’ineffable licence  :88x31.png

Il est sorti !

Ouiiiiiiii ! Enfin ! Le cinquième (et non pas dernier) épisode des Délicieuses Aventures de Gër Harmaj Haax.

Produit bio, sans silicone industriel ni additif pour carburant, bref c’est plus Noël, c’est pas mammaire (fallait bien que je la fasse) mais chez Karmatotal, même sans la galette on est traité comme un roi (ou une reine, je n’oublie pas mon fidèle et nombreux public féminin).

Enfin j’espère.

2012, année de la Bouse ! Vivement 2013 …

 La mort est une plume, le devoir une montagne       (Sentence Zen  Séculaire)

 

Franchement, même en écrivant au stylo bille, tout élève moyen de collège a déjà eu le temps de faire de nombreuses fois ce constat déprimant.

 

  A part ça le 4ème épisode des délicieuses aventures de Gër Harmaj Haax est sorti tout chaud de l’imagination fertile de Karmatotal, surnommé le « Mur Porteur de la Sagesse Introuvable » par ses deux voisins alcooliques.
Je ne vous dis plus où c’est, nous sommes entre amis, vous connaissez le chemin.  Et merci qui ?

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