Les apophtegmes de La Roche Faux-Cul

Rien n’est plus dangereux qu’une idée quand elle émane d’un énarque.



les apophtegmes de La Roche-Faux-Cul

Qu’est-ce que la qualité littéraire d’un manuscrit, se demande, rongé par l’angoisse et parfois le vin de table, la graine d’auteur, futur homme de paille de l’industrie du livre ?

La réponse est simple : c’est une chose qui fait très peur aux éditeurs.



Episode II

Il est sorti des presses de Karmatotal, rose et frais ; il est sorti qui ? Le deuxième épisode des aventures de Gër Harmaj Haax et du Très Haut et Très Grand  Sâar Qkhözsye. Dans l’onglet « Feuilletons », mais tout en bas de la page.

A vos lunettes !



Les apophtemes de la Roche-Faux-Cul

En 2040, selon les sources les mieux informées, la première puissance économique mondiale sera la Chine.

Bref, tout sera en plastique.



Nouvelle rubrique !

Vous trouverez, cher public fidèle, un nouvel onglet sur votre blog favori (mais si, mais si) discrètement intitulé « Biographie » .

Et oui, et oui, vous allez enfin pouvoir tout connaître — ou presque — de Karmatotal, sa vie, son œuvre, ses maladies, l’étendue de ses dettes.

Afin de ne pas laisser un journaliste véreux sortir bientôt une biographie douteuse pour la vendre à des millions d’exemplaires à des lecteurs et des lectrices avides de tout savoir sur MOI  — ce qui est compréhensible au demeurant, n’est-ce pas ? — j’ai préféré préciser par avance les futurs points litigieux.

Je suis néanmoins prêt à céder tous les droits au plus offrant, cela va sans dire.



Les apohtegmes de la Roche-Faux-Cul

Ce qui distingue l’homme politique du vulgaire — c’est-à-dire vous et moi — réside dans le fait qu’ils ont de grandes prétentions.

Mais des petits projets.



Il est sorti !!

 

Enfin, enfin, enfin … le feuilleton que vous attendiez toutes et tous avec impatience, rongeant vos freins respectifs et sombrant parfois dans l’éthylisme mondain par dépit, dévorés par l’angoisse et l’eczéma, ce feuilleton, je le claironne bien haut, est prêt !

Le premier épisode de « Gër Harmaj Haax et le Grand Sâar Qkhöszye » est en ligne ici même.  Le seigneur des anneaux ? Une pochade ! Harry Potter ? Franchement, vous galègez très chère … Le prochain succès planétaire est là, dans la page « Feuilletons ».

Veinards, va !



Les apophtegmes de la Roche-Faux-Cul

Les paléontologues discutent beaucoup pour savoir où est apparu l’homme et comment. Pour ma part, je pense connaître la réponse : l ‘homme a été créé en Chine.

C’est de la camelote.



Apophtegme de la Roche-Faux-Cul

«  Si on n’a pas de solex à cinquante ans, c’est qu’on a un peu raté sa voie. »  Pensée profonde remontée des tréfonds spirituels de la philosophie de Jack  Sékoila.

Peut-on en déduire que l’abus de séances d’U.V racornit les synapses ? Je ne sais.



Les apophtegmes de la Roche-Faux-Cul

L’économie c’est un peu comme les films de la nouvelle vague : tout le monde trouve ça génial mais personne n’y comprend rien.




Archive pour mars, 2012

Grand diseur petit faiseur …

 

Quand on sait faire quelque chose, on le fait, et on devient créateur. Quand ne sait pas le faire en général on l’enseigne (c’est du moins ce que dit la sagesse populaire). Si on ne sait pas enseigner, on le fait faire par les autres, on accède ainsi à la dignité d’entrepreneur, sorte d’apothéose contemporaine. Dans les autres cas, il n’est longtemps resté que la carrière politique pour éviter le déshonneur d’une relégation sociale sans appel.

Pour ceux qui ne possédaient rien, pas même le médiocre talent du menteur professionnel, du brocanteur de foire, en un mot, de l’orateur candidat, il n’y avait donc aucune issue. L’opprobre les guettait, la misère suivait, en cortège. Enfin, le monde changea. On inventa l’ENA, Sciences Po, et comme il fallut bien organiser des débouchés pour des études si coûteuses pour l’Etat et tellement inutiles pour le contribuable, les conseillers politiques naquirent.

Que fait un conseiller ? Il conseille, parbleu ! Qu’est-ce à dire ? Il dit en phrases joliment tournées qui plaisent au puissant ce qu’il aurait pu dire, ce qu’il devrait peut-être faire mais jamais au grand jamais ce qu’il doit faire sous peine d’être banni à l’extrême périphérie du pouvoir, aux frontières de la technostructure, bref, dans une sous-préfecture de province. Le conseiller dit tout haut ce que l’élu pense tout bas qu’il répétera tout haut devant un parterre d’imbéciles qui pensent bas.

L’utilité du conseiller serait ainsi comparable à l’honnêteté d’un ministre ? Nenni. Il soigne les blessures de l’âme, les égratignures de l’ego, les écorchures de la fierté de cette chose boursouflée de son importance qu’on appelle aux hasards de la vie un député, un sénateur, un ministre, un président. Ce ridicule petit personnage qui croit tenir le monde dans sa main droite en ne serrant que du vide a parfois des aigreurs, des mélancolies sournoises, des fébrilités nocturnes. Il lui faut se rasséréner au plus vite afin de rétablir la confiance comme un trapéziste maladroit se rétablit in extremis (ou pas) après un looping brouillon.

Alors le conseiller paraît et apaise ces tumultueuses alarmes en lui susurrant « miroir, mon beau miroir ». Il est médecin du cœur et dans les cas les plus désespérés chirurgien du moi. Un escroc de l’affectif qui émarge aux fonds réservés pour patauger dans les remugles poisseux du tout à l’ego. Vanitas vanitatum omnia vanitas, mais plus personne ne lit l’Ecclesiaste et le latin a été astucieusement escamoté au profit de matières moins nobles mais plus rentables, économie, gestion, statistiques financières, coaching. Le ministre de l’éducation nationale ne se recrute plus dans la prestigieuse mais déclinante « société des agrégés » (j’ai oublié la majuscule, vous la remettrez en partant s’il vous plaît) mais sur les bancs des écoles de commerce et, plus tard, des industries du cosmétique, nous vivons dans un monde moderne. Comme l’écrivait déjà Lampeduzza dans le Guépard, « Se vogliamo che tutto rimanga come è, bisogna che tutto cambi! » : il faut que tout change pour que rien de change.

 

Voilà pourquoi le conseiller existe.

 

Grand diseur petit faiseur ... dans Chroniques du Professor Hait licence-CC3    Professor Hait

La cuisine au beur

La campagne décolle ! Enfin, enfin, dirons-nous avec une petite éructation de joie accompagné d’un discret gloussement de satisfaction, ce n’est pas trop tôt. Nous en arrivons donc au coeur du sujet qui passionne les Français : la gastronomie. Il ne s’agit plus de demander benoîtement « Quand est-ce qu’on mange ? » — en ces temps de crise la réponse est au mieux incertaine — mais « Qu’est-ce qu’on mange ?». Ca a déjà plus de gueule comme interrogation politico-métaphysique.

L’actuel et déjà regretté occupant de l’Elysée (vous bénissez ce que vous voulez, vous avez l’habitude maintenant) a donné le thon, pourrait-on dire. Nous savons désormais qu’il n’est guère porté sur le kebab et que, dans les pique-nique champêtres, la viande est toujours consommée saignante. Pour autant, dans ce moment grandiose et ô combien passionnant que constitue la campagne présidentielle (Gloire ! Gloire ! À notre Guide Glorieux et Grandiose (G3) et à ses porte valises  parole) nous en savons désormais un peu plus long sur les penchants culinaires de sa Gracieuse Majesté Présidentielle.

Par exemple, le jambon de Bayonne l’a beaucoup déçu. C’est pourtant un excellent produit, made in France, peu susceptible d’être subtilisé par les hordes velues de sémites mal intentionnés qui déferlent en rang serrés pour souiller notre sainte Nation. Je n’ai pour ma part (c’est un exemple) jamais mangé de jambon de Bayonne halal. Il est donc permis de s’interroger sur cette répulsion étrange de la part d’un défenseur acharné de nos valeurs éternelles : Travail, Famine, Parti.

Et bien, je suis parvenu, après une longue et patiente analyse que j’ai choisi de vous épargner sachant combien votre temps est précieux, à la conclusion suivante : ce n’est pas le jambon de Bayonne en lui-même qui constitue la source de cette étonnante inimitié mais son mode de consommation. En effet, ce type de produit doit se consommer uniquement par l’orifice buccal, l’introduction fondamentale demeure prohibée car très douloureuse. Malheureusement, les conseillers de notre Mentor (comme un arracheur dedans, le fait est connu) ont dû se mélanger les fiches. Ca lui a donc fait très MAM MAL, surtout qu’il est tombé sur un os. Je me permets donc un petit conseil de cuisine électorale (oui, moi, dans le clapotis fangeux de mon ignominie, je me permets) : la prochaine fois, il faut déguster le jambon de Bayonne à la landaise c’est-à-dire tout bêtement en tranches avec des cornichons.

Mais il me semble que notre Conducteur Cosmique a déjà retenu la leçon puisqu’il a intimé l’ordre à ses deux adorables porte-parole, si décoratives, d’être dorénavant toujours présentes lors de ses déplacements de campagne.

En cas de nouvelle agression au jambon, il aura au moins les cornichons sous la main.

 

                                                                                                                                     La cuisine au beur  dans Chroniques du Professor Hait licence-CC3  Professor Hait

Les apophtegmes de la Roche-Faux-Cul

L’extrême-droite est toujours du côté du peuple et des petites gens. Avant les élections.

Après c’est différent puisque les élections sont supprimées…

La viande halal, faut la payer cash(er) …

Le sujet number one du moment selon notre altesse bien aimée serait, pardon EST (puisque c’est lui qui le dit) la viande halal. Hélas,  trois fois hélas, son vizir bien aimé, surnommé « courage, Fuyons » s’est pris les pieds dans le tapis (berbère, bien entendu) en mélangeant tout !

Evidemment que la viande halal est un ignoble scandale ; tout le monde en convient. Pourquoi ? M. Gluant, formidable démocrate et défenseur des droits de l’âme et du mitoyen, nous l’a déjà maintes fois expliqué en long en large et de travers. Il l’a même courtoisement répété à une éminente représentante de l’extrême droite hexagonale. L’explication est simple car elle frappée au coin du bon sens : la viande halal est un scandale abominable  car elle est le fait de hordes barbares qui ont le mauvais goût d’être non seulement arabes mais, de surcroît, musulmans.

Oui les Français sont une majorité à craindre une généralisation du halal (comment on va faire pour manger du boudin, hein ?) puisqu’ils n’ont plus à craindre, pour beaucoup, une perte de leur emploi, vu qu’ils sont déjà au chomedu. Et, c’est bien connu, on s’emmerde ferme quand on ne travaille plus. Alors on s’intéresse à tout ce qu’on peut : le macramé, la culture des carottes en basse Bretagne, la viande halal, est-ce que je vais retrouver un boulot ? etc., etc.

Il est bien évident que si la viande halal était consommée par la fine fleur du XVIème arrondissement et servie tous les jours dans une brasserie populaire des Champs Elysées ce ne serait pas un problème. En fait  la viande halal tout le monde s’en tape prodigieusement, elle est totalement inoffensive. Ce sont ceux qui la consomment qui sont nocifs pour nos valeurs, nos traditions, notre charcuterie — une des plus réputées du monde à l’instar de notre industrie nucléaire comme le rappelait encore récemment un nommé Guano — et surtout notre tranquillité. En fait, ce qu’ont voulu dire tous les membres distingués de notre gouvernement pur porc sans additif ni colorant et, en premier lieu, son premier sinistre, c’est tout simplement que les consommateurs de ce type de produit seraient bien venus — en deux mots c’est important — de la manger AILLEURS que chez nous ! Ce n’est pas du racisme ou de l’islamophobie primaire comme on l’entend dire parfois de la part de sectateurs véhéments qui n’ont pas encore été touchés par la lumière éblouissante qui émane de notre président béni et de ses bienheureux acolytes. Non, c’est de l’aménagement du territoire.

Quand ils seront tous partis on aura peut-être un peu de mal à vider les poubelles et à construire des bâtiments mais c’est un petit tour de rôle à organiser et surtout les moutons seront tranquilles. En revanche, là où notre premier sinistre bien nommé « Fuyons » a dérapé comme on dit — il paraît qu’il pilote à ses moments perdus — c’est qu’il s’est attaqué non seulement à la viande halal mais aussi à la viande casher . Quelques petits esprits sans envergure diront : « mais c’est pareil ». C’est pour cela qu’ils sont sans envergure. Que la viande soit la même, c’est une évidence mais ceux qui la consomment ne sont pas identiques. Attention ! Le premier des sinistres est sur la pente glissante du révisionnisme et du négationnisme, pour ne pas dire du nega-sionisme. Attention, attention ! Il y en d’autres qui ont essayé et ils ont eu des problèmes. Nous ne connaissons pas encore la réaction d’Israël (trois fois vénérable soit cette terre sainte et consacrée, amie de toute l’humanité sauf des Palestiniens ce qui est normal. Je le dis pour éviter toute procédure judiciaire, j’aime, que dis-je, j’adoooore Israël. D’ailleurs j’ai dit « trois fois vénérable » mais si trois ce n’est pas assez je suis ouvert à la négociation, contactez-moi par mail) mais cela ne saurait tarder. Le CRIF a déjà émis un commentaire assez vif sur les goûts culinaires de M. Fuyons qui n’a jamais si bien porté son nom puisque depuis cet épisode, nul ne sait où il se terre. Pour vivre heureux vivons casher, n’est-ce pas ?  Certains l’auraient vu dans une Porsche en train de déguster des rillettes du Mans d’autres dans une porcherie où il se serait gavé de terrine de campagne. Ca tombe bien, la campagne on est en plein dedans.

Tout cela est bien inquiétant, avouons-le, et les Français ont cent fois raison d’en faire leur sujet de préoccupation numéro un comme le rappelait notre Président Bienheureux dans une de ses béatitudes. Pour ma part, j’aimerais très modestement participer au redressement de mon Pays en proposant à tous ceux que l’avenir de notre Nation intéresse de rejoindre le mouvement que je suis en train de créer : le P.L.A.T.

Le Parti de Libération de l’Andouillette et du Tripou.

Professeur Hait   La viande halal, faut la payer cash(er) ... dans Chroniques du Professor Hait licence-CC3

Scoop !

Une information étonnante  ! Mercredi dernier, les ministres réunis en conseil auraient pensé.  L’épisode pourrait avoir duré de quelques secondes à moins d’une minute.

Cependant, aucune preuve tangible n’est venue confirmer cette hypothèse. Selon la plupart des observateurs étrangers, il s’agirait en fait d’un canular.

12

kostathefaine |
"A chacun son chat" |
ANTES QUE LAS PALABRAS SEAN... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Amelie Lallement
| BAZAR D'histoires..
| le club lecture