Les apohtegmes de La Roche-Faux-Cul

Dans la forêt amazonienne, des spores envahissent et contrôlent le cerveau des fourmis « charpentières » afin de les amener où elles désirent les faire mourir, dans un endroit qui leur permettra de se développer dans leur cadavre et d’arriver à l’état de champignon adulte.

Rassurons-nous, ça ne marche QUE pour les fourmis. Ce champignon est totalement inoffensif pour l’homme.  D’un autre côté, pour contrôler le cerveau humain nul besoin de spores : la télé a été inventée pour ça.



Duel au sommet !

Un constat s’impose : la campagne n’a pas décollé ! Chacun s’en inquiète, tous le déplorent, d’aucuns s’interrogent. En exclusivité mondiale, depuis ses Combrailles presque natales, centre névralgique du CCC — le Comité des Commentateurs à la Con — le Professor Hait vous livre son analyse politico-aéronautique de la situation. Elle fera date dans l’analyse de la stratégie politique, n’en doutons pas.

Nous avons constaté tout au long de cette campagne présidentielle que les débats (et LE débat bien entendu) se sont traînés à une altitude ridicule que même un pratiquant du saut en hauteur hémiplégique aurait pu dépasser sans transpirer. Quelles sont les raisons de cette avarie au sol ? Est-ce une simple escale  technique qui se serait un peu trop prolongée ? Ou bien la panne est-elle plus sérieuse ?

Surtout : peut-on raisonnablement écarter tout risque de crash ?

Avant de donner la réponse à ces questions cruciales, il est nécessaire de procéder à l’évaluation du parc aérien. D’un côté nous avons la flotte présidentielle : des Rafales (d’invectives le plus souvent) over-boostés, réglés au millipoil près avec une marge d’erreur d’un quart de chouïa, aimablement prêtés par l’ami Marcel, probable inventeur des chars du même nom.

La suprématie technologique est indubitable, la réputation de l’aéronautique française n’est plus à faire. Nos avions font peur à tout le monde et surtout à ceux qui pourraient nous les acheter. Le staff, comme on dit (ne pas confondre avec un personnage de Shakespeare) avait d’abord opté pour des avions renifleurs, modèle Tricard-Destin, mais a vite abandonné le projet tellement ça sentait la merde. Les stratèges ont par la suite raisonnablement choisi le modèle cuirassier lourd / option bombardier. Le Président en titre — sinon en dignité — étant un habitué de longue date des voyages en avion (on raconte que son bureau est est équipé d’un simulateur de vol pour ne pas perdre la main entre deux escales à Paris) l’ensemble aurait dû lui conférer un avantage écrasant, surtout avec la puissance de feu d’un croiseur lourd.

Hélas, hélas, l’aviation présidentielle a beaucoup souffert depuis cinq ans. Multiplication des heures de vol, atterrissages brutaux, couloirs aériens encombrés, plans de vol modifiés à la dernière minute, instruments de navigation obsolètes, épuisement du personnel navigant. Sans parler de la hausse du carburant. C’est bien simple, de loopings ratés en trajectoires douteuses le jet présidentiel a désormais l’altimètre en panne. Survireur à droite dès sa conception par l’ami Marcel (déjà cité), le réacteur gauche dorénavant hors d’usage, cet aéronef, véritable bijou de technologie, est en grand danger de partir en vrille, notamment en cas de trous d’air, à tel point qu’on se demande à L’ENA (Ecole Nationale d’Aéronautique) s’il y a encore un pilote aux commandes. La réforme du contrôle aérien ne va rien arranger, c’est à craindre. D’autant plus que le flanc droit de l’engin — traditionnellement revêtu d’un blindage à toute épreuve — est actuellement sous le feu des missiles V2 « new génération » qui étaient cachés dans un Buisson et qu’il n’a pu, hélas, éviter. Le réacteur droit a subi des dégâts importants et l’aéronef high tech s’est fait brasser par les turbulences (et la Turbulente) comme un ballon météo sous le jet d’un Kärcher. Le Commandant en chef – guide suprême (louées soient ses mânes) avait imaginé qu’en se rendant maître du ciel il contrôlerait le théâtre des opérations. Il avait oublié la Marine qui l’a finalement torpillé afin de ramener le débat au ras du sol. Il est ainsi passé en un éclair du parcours de l’Occident à l’accident de parcours.

En provenance du Front de l’Est — parfois appelé facétieusement « fond de lest » — un Tupolev habilement relooké par un tuning astucieux s’est adroitement faufilé dans l’horizon encombré. Il est à noter que l’altimètre a patiné durant l’approche et que le tarmac est plus éloigné que prévu de la douane mais le modèle Mélenchovniev 2012, d’une conception très datée malgré tout, a eu le mérite de rouvrir une ligne que l’on croyait dévolue pour toujours aux liaisons incertaines du low-cost bulgaro-albanais. Le Chef d’escadrille a d’ailleurs été nominé pour le prix spécial du meilleur opérateur radio.

Décalé encore un peu plus vers l’est, Poutou Airlines a inauguré un nouveau modèle d’ULM équipé d’un moteur de tondeuse à gazon turbo diesel. Il faut saluer l’atterrissage discret mais efficace dans un terrain vague à 276 km de l’aérogare. Le pilote-radio-steward-bricoleur de tondeuse et unique occupant du harnais en papier recyclé du Delta-Plane motorisé par Briggs et Stratton s’est rendu de nuit et à pied à son QG de campagne simplement guidé par sa lampe frontale, utile héritage d’un grand-père mineur. Il a ensuite fêté son opération survie avec un sandwich et une bière.

La Ligue d’ Ouverture et d’Union des Pyrénées Etatiques (en abrégé L.O.U.P.É) qui avait prévu d’occuper le centre de l’espace aérien pour rejeter les concurrents dans une périphérie douteuse a semble-t-il été pénalisée par l’électronique. Son appareil issu de choix technologiques révolutionnaires avait tout misé sur l’internet mobile pour le guidage et les manœuvres mais à cause d’un dé-groupage trop puissant il a connu de grosses difficultés d’accès au réseau. Pour résumer, le Modem Orange s’est l’SFR. Les deux moteurs à hélices modèle « Henri IV » ont été bridés à 2500 tours minute (soit à peu près la vitesse d’un batteur Moulinex) ce qui a considérablement ralenti l’allure de l’appareil qui s’est posé tranquillement entre le funiculaire de Pau et la vallée d’Ossau. Le pilote est apparu souriant et bien reposé sous les acclamations d’une vache landaise et de deux brebis pyrénéennes. Il devrait pouvoir achever son allocution dans la quinzaine qui vient.

Mentionnons au passage et par souci d’exhaustivité l’équipe de sympathiques skippers de « Debout la République »hâtivement reconvertis dans le courrier postal et dont la mise à feu n’a pas fonctionné. L’aéroplane s’est écrasé en rase campagne comme une merde de cormoran sur le littoral atlantique à la suite d’un tir foireux. En espagnol on appelle ça « caca fuego ». Selon les dernières nouvelles « l’aéropostale Dupont-Aignan »devrait adopter ce nouveau patronyme. Nous retrouverons désormais ce team affable et bienveillant sous le nom de « Caca Fuego Air mail » ce qui donnera un tour un peu plus international à cette équipe bien de chez nous.

Enfin il faut faire l’analyse du grand vainqueur de cette première bataille : « Batavia Jets » qui a commencé le conflit avec un hydravion tout confort savamment maquillé en pédalo hollandais. L’engin a fait « bout-brout-brout » au décollage ce qui n’augurait rien de bon mais il avait gagné la faveur des spectateurs qui craignaient plus que tout une volée de missiles à têtes chierchieuses voire un lancer de bombes à étrons, toujours possible dans le dispositif présidentiel. L’hydravion s’est laissé balloter paresseusement au gré des courants aériens, comme un gros zeppelin bien gonflé et a atterri — quasi triomphalement il faut le dire — sur la piscine municipale de Tulle qui avait été débâchée pour l’occasion. Le commandant de bord s’était endormi et il a fallu deux crèmes aux œufs pour lui faire reprendre ses esprits. La Hollande étant connue pour avoir une grande partie de son territoire au-dessous du niveau de l’Amer, le Président en fonction a regardé d’un peu haut peut-être ce mollusque marin qui l’attaquait par les soutes et qui s’est révélé à l’usage un redoutable pilote de pédalo à moteur. La victoire du pilote qui n’avait pour expérience du combat aérien que le tour du marais poitevin à la rame a surpris ses propres coéquipiers.

Rendez-vous dimanche pour l’atterrissage final en direct et lundi pour les formalités de douane.

Professor Hait




Archive pour mai, 2012

Les apohtegmes de La Roche-Faux-Cul

Dans la forêt amazonienne, des spores envahissent et contrôlent le cerveau des fourmis « charpentières » afin de les amener où elles désirent les faire mourir, dans un endroit qui leur permettra de se développer dans leur cadavre et d’arriver à l’état de champignon adulte.

Rassurons-nous, ça ne marche QUE pour les fourmis. Ce champignon est totalement inoffensif pour l’homme.  D’un autre côté, pour contrôler le cerveau humain nul besoin de spores : la télé a été inventée pour ça.

Duel au sommet !

Un constat s’impose : la campagne n’a pas décollé ! Chacun s’en inquiète, tous le déplorent, d’aucuns s’interrogent. En exclusivité mondiale, depuis ses Combrailles presque natales, centre névralgique du CCC — le Comité des Commentateurs à la Con — le Professor Hait vous livre son analyse politico-aéronautique de la situation. Elle fera date dans l’analyse de la stratégie politique, n’en doutons pas.

Nous avons constaté tout au long de cette campagne présidentielle que les débats (et LE débat bien entendu) se sont traînés à une altitude ridicule que même un pratiquant du saut en hauteur hémiplégique aurait pu dépasser sans transpirer. Quelles sont les raisons de cette avarie au sol ? Est-ce une simple escale  technique qui se serait un peu trop prolongée ? Ou bien la panne est-elle plus sérieuse ?

Surtout : peut-on raisonnablement écarter tout risque de crash ?

Avant de donner la réponse à ces questions cruciales, il est nécessaire de procéder à l’évaluation du parc aérien. D’un côté nous avons la flotte présidentielle : des Rafales (d’invectives le plus souvent) over-boostés, réglés au millipoil près avec une marge d’erreur d’un quart de chouïa, aimablement prêtés par l’ami Marcel, probable inventeur des chars du même nom.

La suprématie technologique est indubitable, la réputation de l’aéronautique française n’est plus à faire. Nos avions font peur à tout le monde et surtout à ceux qui pourraient nous les acheter. Le staff, comme on dit (ne pas confondre avec un personnage de Shakespeare) avait d’abord opté pour des avions renifleurs, modèle Tricard-Destin, mais a vite abandonné le projet tellement ça sentait la merde. Les stratèges ont par la suite raisonnablement choisi le modèle cuirassier lourd / option bombardier. Le Président en titre — sinon en dignité — étant un habitué de longue date des voyages en avion (on raconte que son bureau est est équipé d’un simulateur de vol pour ne pas perdre la main entre deux escales à Paris) l’ensemble aurait dû lui conférer un avantage écrasant, surtout avec la puissance de feu d’un croiseur lourd.

Hélas, hélas, l’aviation présidentielle a beaucoup souffert depuis cinq ans. Multiplication des heures de vol, atterrissages brutaux, couloirs aériens encombrés, plans de vol modifiés à la dernière minute, instruments de navigation obsolètes, épuisement du personnel navigant. Sans parler de la hausse du carburant. C’est bien simple, de loopings ratés en trajectoires douteuses le jet présidentiel a désormais l’altimètre en panne. Survireur à droite dès sa conception par l’ami Marcel (déjà cité), le réacteur gauche dorénavant hors d’usage, cet aéronef, véritable bijou de technologie, est en grand danger de partir en vrille, notamment en cas de trous d’air, à tel point qu’on se demande à L’ENA (Ecole Nationale d’Aéronautique) s’il y a encore un pilote aux commandes. La réforme du contrôle aérien ne va rien arranger, c’est à craindre. D’autant plus que le flanc droit de l’engin — traditionnellement revêtu d’un blindage à toute épreuve — est actuellement sous le feu des missiles V2 « new génération » qui étaient cachés dans un Buisson et qu’il n’a pu, hélas, éviter. Le réacteur droit a subi des dégâts importants et l’aéronef high tech s’est fait brasser par les turbulences (et la Turbulente) comme un ballon météo sous le jet d’un Kärcher. Le Commandant en chef – guide suprême (louées soient ses mânes) avait imaginé qu’en se rendant maître du ciel il contrôlerait le théâtre des opérations. Il avait oublié la Marine qui l’a finalement torpillé afin de ramener le débat au ras du sol. Il est ainsi passé en un éclair du parcours de l’Occident à l’accident de parcours.

En provenance du Front de l’Est — parfois appelé facétieusement « fond de lest » — un Tupolev habilement relooké par un tuning astucieux s’est adroitement faufilé dans l’horizon encombré. Il est à noter que l’altimètre a patiné durant l’approche et que le tarmac est plus éloigné que prévu de la douane mais le modèle Mélenchovniev 2012, d’une conception très datée malgré tout, a eu le mérite de rouvrir une ligne que l’on croyait dévolue pour toujours aux liaisons incertaines du low-cost bulgaro-albanais. Le Chef d’escadrille a d’ailleurs été nominé pour le prix spécial du meilleur opérateur radio.

Décalé encore un peu plus vers l’est, Poutou Airlines a inauguré un nouveau modèle d’ULM équipé d’un moteur de tondeuse à gazon turbo diesel. Il faut saluer l’atterrissage discret mais efficace dans un terrain vague à 276 km de l’aérogare. Le pilote-radio-steward-bricoleur de tondeuse et unique occupant du harnais en papier recyclé du Delta-Plane motorisé par Briggs et Stratton s’est rendu de nuit et à pied à son QG de campagne simplement guidé par sa lampe frontale, utile héritage d’un grand-père mineur. Il a ensuite fêté son opération survie avec un sandwich et une bière.

La Ligue d’ Ouverture et d’Union des Pyrénées Etatiques (en abrégé L.O.U.P.É) qui avait prévu d’occuper le centre de l’espace aérien pour rejeter les concurrents dans une périphérie douteuse a semble-t-il été pénalisée par l’électronique. Son appareil issu de choix technologiques révolutionnaires avait tout misé sur l’internet mobile pour le guidage et les manœuvres mais à cause d’un dé-groupage trop puissant il a connu de grosses difficultés d’accès au réseau. Pour résumer, le Modem Orange s’est l’SFR. Les deux moteurs à hélices modèle « Henri IV » ont été bridés à 2500 tours minute (soit à peu près la vitesse d’un batteur Moulinex) ce qui a considérablement ralenti l’allure de l’appareil qui s’est posé tranquillement entre le funiculaire de Pau et la vallée d’Ossau. Le pilote est apparu souriant et bien reposé sous les acclamations d’une vache landaise et de deux brebis pyrénéennes. Il devrait pouvoir achever son allocution dans la quinzaine qui vient.

Mentionnons au passage et par souci d’exhaustivité l’équipe de sympathiques skippers de « Debout la République »hâtivement reconvertis dans le courrier postal et dont la mise à feu n’a pas fonctionné. L’aéroplane s’est écrasé en rase campagne comme une merde de cormoran sur le littoral atlantique à la suite d’un tir foireux. En espagnol on appelle ça « caca fuego ». Selon les dernières nouvelles « l’aéropostale Dupont-Aignan »devrait adopter ce nouveau patronyme. Nous retrouverons désormais ce team affable et bienveillant sous le nom de « Caca Fuego Air mail » ce qui donnera un tour un peu plus international à cette équipe bien de chez nous.

Enfin il faut faire l’analyse du grand vainqueur de cette première bataille : « Batavia Jets » qui a commencé le conflit avec un hydravion tout confort savamment maquillé en pédalo hollandais. L’engin a fait « bout-brout-brout » au décollage ce qui n’augurait rien de bon mais il avait gagné la faveur des spectateurs qui craignaient plus que tout une volée de missiles à têtes chierchieuses voire un lancer de bombes à étrons, toujours possible dans le dispositif présidentiel. L’hydravion s’est laissé balloter paresseusement au gré des courants aériens, comme un gros zeppelin bien gonflé et a atterri — quasi triomphalement il faut le dire — sur la piscine municipale de Tulle qui avait été débâchée pour l’occasion. Le commandant de bord s’était endormi et il a fallu deux crèmes aux œufs pour lui faire reprendre ses esprits. La Hollande étant connue pour avoir une grande partie de son territoire au-dessous du niveau de l’Amer, le Président en fonction a regardé d’un peu haut peut-être ce mollusque marin qui l’attaquait par les soutes et qui s’est révélé à l’usage un redoutable pilote de pédalo à moteur. La victoire du pilote qui n’avait pour expérience du combat aérien que le tour du marais poitevin à la rame a surpris ses propres coéquipiers.

Rendez-vous dimanche pour l’atterrissage final en direct et lundi pour les formalités de douane.

Professor Hait

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