M.I.G.A.L

Il craque sous la dent… Cékoidon ? Le 6ème épisode bien sûr !



Que le personnel s’amuse ! …

Le ministre de l’Éducation Nationale, M. Payons (je ne suis pas tout à  fait sûr de l’orthographe) était questionné naguère sur une station de radio bien en cour. Il a défendu comme prévu son projet de garderie municipale au primaire et fait savoir son intention ferme et définitive de réformer enfin (mouahahaha !) l’enseignement secondaire. Le but, puisqu’il apparaît complètement incongru à ce bon ministre agrégé et docteur en  philosophie de faire travailler les élèves (il faut dire qu’il a enseigné — un peu — à Neuilly entre deux trous d’air électoraux, ce qui ne pose jamais de gros problèmes pédagogiques), est donc de faire travailler plus les professeurs. C’est forcément une bonne idée, il faut bien compenser.
Mais sans les payer plus, période de restriction budgétaire oblige, dixit M. Peillon (ça y est, l’orthographe exacte me revient). Evidemment le journaliste qui connaissait un peu ses dossiers lui a fait remarquer que les professeurs français sont moins bien payés (à travail égal) que les professeurs allemands, anglais, néerlandais, suisses, danois, finnois, autrichiens, luxembourgeois etc. si on observe les salaires au bout de 15 ans de carrière. Le même journaliste lui a rappelé (avec déférence comme il se doit) que les enseignants en France se situaient en fait au 22ème rang en ce qui concerne leur rémunération (ce qui n’est le cas ni des députés, ni des ministres, Haaa ! nous voilà soulagés). En queue de peloton par conséquent, mais quand même devant les Turcs, les Hongrois et les Tchèques (en bois ?)… ouf ! De quoi se plaint-on, je vous le demande ?
Pourtant le ministre ne s’est pas démonté (c’est normal, il est ministre), et afin de  justifier ces deux bonnes idées (je ne sais pas si ce sont les siennes ou simplement un emprunt, j’emploie donc le démonstratif), il a eu cet argument imparable quoique très éculé : « De toute façon ceux qui ont choisi l’enseignement ne l’ont pas fait pour l’argent. » On comprend pourquoi il est  revenu à la politique ventre à terre après deux ans de servage dans un lycée parisien, notre bon ministre. C’est humain : la gamelle est franchement meilleure.
Il paraît pourtant que la politique est aussi un métier de vocation. Pourrait-on alors se pencher sur les régimes ultra-spéciaux de retraite des députés, ministres et sénateurs, ainsi que sur leurs émoluments si généreux, puisque ces gens-là n’ont pas choisi la politique pour l’argent ? Ca changerait un peu. Il est d’ailleurs étrange que la Cour des Comptes si prompte à fustiger les turpitudes financières de l’État (sauf les siennes mais parce qu’il n’y a rien à en dire, forcément), à  dénoncer la gabegie dans l’Éducation Nationale, la Police, la Santé, ne se soit pas encore emparée du sujet. Oui, à la réflexion, c’est très bizarre. Les éminents représentants de cette docte assemblée vont sans aucun doute s’y intéresser sous peu. Ils sont déjà en train d’y travailler, à mon avis. Le rapport est déjà sorti ? Non ? Pas encore ! C’est pour  bientôt, n’en doutons pas.
Ce monsieur Peillon est décidément impayable, et nous, nous sommes impayés.  Pour l’instant, ce sont  donc toujours les mêmes qui se font éculer…

Professor Hait



Les Apophtegmes de La Roche Faux-Cul

Il n’y a aucun défaut – même les plus graves – qui  pourrait empêcher un homme politique d’être élu dans une Monarchie  Républicaine contemporaine, sinon l’Assemblée Nationale serait vide. En  revanche des qualités ordinaires, fussent – elles en nombre réduit y parviennent aisément.

Ainsi, à la naissance de la Vème République, les hommes politiques peinaient parfois à se mettre à la portée de leurs électeurs, aujourd’hui ils semblent éprouver des difficultés pour se mettre à leur niveau.



Les apophtegmes de la Roche Faux-Cul

Le chien est le meilleur ami de l’homme dit-on. Le tracteur est également celui du céréalier.
Et visiblement le plus intelligent des deux.



M.I.G.A.L

Le 5ème épisode est tout juste sec.



M.I.G.A.L

Le 4ème épisode vient de sortir du four.



M.I.G.A.L

Episode 3, on avance, on avance…



M.I.G.A.L

L’épisode 2 est fraîchement sorti des presses karmatotaliennes. Toujours sur la page « feuilletons ».



Fôpagavélezélèv

Je viens de lire sur un site d’information de gauche, le billet d’un professeur d’histoire qui vitupérait contre la « récupération du mouvement de protestation contre la réforme des rythmes scolaires par la droite ». Dans ce texte, la phrase suivante me percuta violemment l’encéphale gauche : « (…) le Front national réclamant de remplacer les activités de l’après-midi par deux heures de français supplémentaires, dont pourtant les écoliers sont gavés » (c’est moi qui souligne). Il apparaît donc à ce monsieur professant l’histoire et la pensée que les écoliers sont « gavés » de français. Fichtre ! Sapristi, même ! Quand je constate le niveau de maîtrise de notre langue par les jeunes gens dont j’ai eu l’honneur de corriger les copies ou que j’ai simplement côtoyés  — alors même que beaucoup ne demandent qu’à apprendre à l’utiliser correctement — je me demande si je vis dans le même pays que ce brave collègue qui n’en peut mais.
Ceci me rappelle d’ailleurs une anecdote croustillante. Il y a quelques années, pénétrant (avec déférence comme ce doit) dans une salle naguère dévolue aux célèbres IUFM (non, ce n’est pas l’Institut d’Urologie des Fonds Marins qui prétendait apprendre aux matelots à pisser contre le vent sans se faire asperger) je fus frappé de stupeur à la lecture d’une phrase qui ornait son mur principal.
« IL N’EST PAS NÉCESSAIRE DE COMPRENDRE TOUS LES MOTS D’UN TEXTE POUR COMPRENDRE CE TEXTE.» claironnait fièrement cette sentence imbécile, fruit douteux de la macération rance d’imprécations pédagogiques pour enseignants gâteux et élèves soumis. On peut ainsi comprendre un texte  sans comprendre le sens des mots qui le composent. Certes. Mais que comprend-on alors ? Un vague « sens général » dont il faudra bien de plus en plus se contenter… Car depuis 25 ans de réformes continuelles, un élève, du CP à la terminale L, a perdu en moyenne un millier d’heures de français au profit de matières plus « porteuses », au point qu’il ne suffira bientôt pas, pour réaliser la fameuse égalité des chances, d’une grande réforme de l’HAURTOGRAF, que certains appellent de leurs vœux mais bien de sa suppression pure et simple, avec la conjugaison tant qu’on y est, ça ne sert pas à grand-chose puisqu’on peut comprendre un texte sans cela.
Je viens justement de terminer un cours en CPGE littéraire 2ème année, cours pendant lequel j’ai expliqué (entre autres) les différentes règles d’accord du participe passé avec les verbes être, avoir, pronominaux, suivis ou non d’un infinitif, etc. Je dis bien que j’ai « expliqué » et non pas « ré-expliqué », car mes braves élèves, pourtant censés faire partie de l’élite intellectuelle de la nation, catégorie terriblement odieuse aux yeux de tous les pédagogues qui semblent n’accorder leur grâce qu’à des classes peuplées de demi-illettrés à la casquette en oreille de lapin et au crachat redoutable ; mes braves élèves, donc, n’avaient jamais entendu parler des deux dernières règles.
« Mais ça ne sert à rien ! » s’écriera notre brave professeur prêt à faire barrage de son corps pour endiguer la montée résistible des idées nauséabondes du FN. Je le comprends, il est effectivement dommageable pour l’avenir de nos démocraties flasques que la voix de la raison soit désormais incarnée (sur ce sujet en tout cas) par le parti du « point de détail ». C’est dire à quel étiage se situe la pensée politique dans ce beau pays. Alors pour répondre à ce brave professeur d’histoire, dont le décervelage fut manifestement une réussite éclatante, c’est vrai : Fôpagavélezélèv.
Cher collègue, c’est vous qui avez sans doute raison (puisque vous représentez la modernité) : les mots, les conjugaisons, les dictionnaires, tout ça ne sert à rien.

Ah, si, peut-être… à se comprendre quand on se parle ? Bon, cela dit, pourquoi essayer de comprendre quand il suffit d’obéir ?

Ouais, finalement ça ne sert à rien.

Professor Hait



Une idée à retenir…

Certains élus veulent interdire  la mendicité dans les rues de leurs villes. Ils seraient plus avisés de  l’interdire dans les couloirs des ministères. L’économie serait  incomparable.




Archive pour novembre, 2013

M.I.G.A.L

Voici, dans la rubrique feuilletons un nouveau texte (une longue nouvelle en fait) intitulé M.I.G.A.L. Vous saurez tout… mais à la fin.

Une vingtaine de courts épisodes. Vous avez d’ores et déjà l’épisode  à vous mettre sous les yeux…

Qu’est-ce qu’un écrivain ?

Léo Scheer, personnage ordinairement célébrissime que je ne connaissais pas il y a encore quelques années — mais j’ai des excuses, j’habite à la campagne, le jour je travaille, la nuit, je lis, j’écris, je dors un peu, je n’ai donc pas le temps d’aller aux cocktails — a déclaré :
« Qu’est-ce qu’un écrivain ? Quelqu’un qui a un éditeur ! »
Passons sur la cuistrerie grammaticale qui consiste à poser la question et à donner la réponse en un seul mouvement syntaxique, et regardons le fond de  l’affaire. M. Scheer, qui porte manifestement bien son nom, tant il est un produit de l’élite politico-médiatico-financière qui nous dirige, ou prétend le faire, est lui-même éditeur, ce qui se devine aisément.
Il enseigne en outre, enfin, « de plus », je ne voudrais pas qu’il y ait de méprise, la sociologie à l’ENA, à Polytechnique et aux Ponts et Chaussées après avoir obtenu un doctorat dans cette discipline, pour autant que cela en soit une, en 1972 à Paris V, autant dire pas grand-chose vu le contexte culturel de cette faculté 4 ans après mai 68.
Manifestement cela suffit  quand on a « travaillé son réseau » puisque le voilà bien vite bombardé chef de quelque-chose-quelque-part (au Plan d’abord puis dans quelque antichambre juteuse d’une arrière cour de l’Etat sans doute) enfin, de couloirs en petits fours, directeur du développement du Cékoidonc chez Havas où il invente … Canal +, si l’on en croit les bruissements de la presse et les divers entretiens dans lesquels sa Majesté Médiatique daigne nous éclairer sur son rôle éminent dans le monde d’hier, d’aujourd’hui et de demain, en attendant après-demain. Inventer Canal + c’est un peu moins bien que découvrir l’eau chaude, en tout cas beaucoup moins utile. Mais son Altesse avait vu juste et loin, nous précise-t-il. Il est d’ailleurs parti d’Havas (1er propriétaire de Canal) pour Publicis (ce monsieur a fait son beurre dans la réclame, c’est son droit) le premier jour d’antenne de cette chaîne semi-cryptée totalement beauf témoignant ainsi, bien involontairement, de l’inanité profonde de cette pathétique innovation pseudo culturelle.
Inspiration subite ? Éclair de lucidité ? Hasard de calendrier ? Nous l’ignorons. Transfert lucratif ? Nous le subodorons… La sociologie mène à tout, surtout au business, les individus peuplant cette caste d’inutiles ayant commencé par remplacer la culture par l’érudition puis l’érudition par la pub, finissent invariablement par se spécialiser dans l’enfumage. M. Scheer représente ainsi l’archétype de cette catégorie d’infatigables donneurs de leçons pérorant dans des médias dont l’inculture crasse n’a d’égal que la servilité obséquieuse. L’essentiel des journaux, radios et télévisions est financé par les annonceurs, ne l’oublions pas. Il est donc de la plus haute importance que notre presse, y compris audiovisuelle, rende grâce à ceux qui lui sont si Scheer. Un homme passé par Havas, Publicis, quelques bureaux officiellement officieux par-ci par-là, la sociologie, l’enseignement à l’ANE, pardon, l’ENA (je les confonds) ne peut qu’être un ami de tout journaliste qui respecte son frigidaire.
Ainsi M. Scheer a créé ses propres éditions avec tout son cœur et son portefeuille… de relations (il ferait beau voir qu’il payât de sa propre bourse en plus !). Il pourrait donc avoir une opinion sur la littérature, une opinion sur rue bien évidemment, ce ne serait pas si Scheer payé. Et bien non ! Ce brave Léo — permettez ? — n’a pas d’opinion ;  comme la plupart de ses confrères en état de misère intellectuelle il a bien mieux :  une définition ! C’est à cela d’ailleurs que l’on reconnaît le sociologue : authentique spécialiste de tout, il n’a pas d’avis, uniquement des certitudes. Certains échappent fort heureusement à ce destin funeste mais ils sont rares. Ce Scheer Léo n’est pas du nombre, vous l’avez compris. Il sait par conséquent, non pas ce qu’est la littérature, car il faut avoir beaucoup lu pour comprendre qu’on n’en saura jamais rien, mais ce qu’est un écrivain. Un écrivain est quelqu’un qui connaît quelqu’un. Pas n’importe quel « quelqu’un », quelqu’un comme ce Scheer Léo.
Ouf ! je suis sauvé. Je sais (de source sûre, ce Léo n’est pas n’importe qui) que je ne suis pas et ne serai jamais un écrivain. Ça me soulage énormément car comme le disait si justement Roland Topor : « Le dessin et l’écriture sont deux moyens de salir le papier. Il en existe d’autres. »

Cette chronique est à présent terminée. La prochaine sera consacrée à la grave et préoccupante question : « Qu’est-ce qu’un con ? »

Une idée M. Scheer ?

                                                                                                                                                                                                Professor Hait

Changement de pâture réjouit le baudet.

Dans  les monts d’Auvergne, on mène les vaches en troupeau, de l’estive au  pacage afin de garder l’animal paisible et fécond. A peine sont-elles  réunies dans le pré qu’elles se vautrent et ruminent en contemplant d’un  regard absent le spectacle du monde.

Cela m’évoque toujours les séances  du mercredi à l’Assemblée Nationale. Aussitôt que la troupe des députés est entrée dans  l’enclos (on sait que beaucoup se perdent dans les sentiers forestiers)  les voilà affalés la panse pleine, l’œil rond, ruminant la prochaine  réforme en meuglant de temps à autre. En cherchant bien, il y a quand  même une différence : la vache est un animal utile.

 

 

 

 

 

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