Ça patine.

Le crabotage est un dispositif d’engrenage qui permet à certains véhicules possédant quatre roues motrices d’utiliser cette intéressante particularité pour s’extraire sans trop de peine d’une situation délicate, d’une pente redoutable ou d’une menace d’embourbement imminente. D’un point de vue politique, il s’agit plutôt d’un substantif désignant, métaphoriquement bien entendu, la démarche d’un crabe (qui, comme nous le savons n’utilise que le pas latéral) pour échapper à la vindicte populaire en faisant croire qu’on avance ou qu’on recule. En fait, grâce au crabotage, il n’en est rien, on reste sur la même ligne mais sans donner l’impression de tourner en rond.
Notre exécutif, pourtant composé d’un ministre appelé Valls — pour des danseurs ça ne s’invente pas ! — et d’un autre nommé Peillon (enfin un ministre qui annonce la couleur) pratique assidûment le crabotage intensif : au lieu de faire deux pas en avant et deux pas en arrière, la lambada gouvernementale impose trois pas à gauche, trois pas à droite.

Il paraît qu’on appelle ça la « danse des connards » …

 


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kostathefaine |
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