Mon santo, ta santé.

« La France a dit qu’il fallait que nous puissions essayer de faire tout ce qui était possible pour essayer de sortir de cette question du glyphosate dans les trois ans », a déclaré M. Travert sur le plateau de BFM-TV.

C’est ce qu’on appelle une déclaration de Travert  (normal il n’a pas fait son droit). Essayons de comprendre. Il ne s’agit pas pour la France (notre beau pays) d’interdire l’utilisation du glyphosate qui donne un si bon goût à nos cancers. On n’en est plus là. L’objectif est de «sortir de la question». Ici l’internaute un peu nauséeux qui vient de sortir de son week-end, et qui se serait égaré sur ce site, se dit : ça va être compliqué de sortir d’un truc dans lequel on ne peut pas entrer. Il a raison. Sortir de sa chambre, de sa douche, de sa bagnole, on sait faire. D’une question, même avec google map, c’est plus tendu.

Mais sortir, Travert sait ! (elle est nulle, j’avoue). D’ailleurs, il ne veut pas même pas «sortir de la question», ce serait  brutal et beaucoup trop ambitieux pour pour ce sinistre mâle (un petit contrepet n’a jamais fait de mal à personne). Non, il lui suffit «d’essayer de sortir»… de quoi ? Ben, de la «question», tiens.  Avec ça, les abeilles, elles, ne sont pas sorties le cul des ronces comme on dit dans ma campagne. Mais cet objectif on va dire modéré paraît encore trop ambitieux à notre fringant défenseur des pesticides de destruction massive. Faudrait pas quand même qu’il se fasse une entorse au cerveau, à ce point de sa carrière, ce serait le comble.

Par conséquent, vu qu’il est aux 35 heures, et qu’il faut pas pousser la mémé dans la cuve à glyphosate, il se dit que la France (c’est-à-dire lui d’après ce que j’ai compris) va «faire tout son possible» pour, euh, quoi, déjà ? Ah oui, elle (faut-il encore une majuscule à ce pays ?) va faire  «faire tout son possible» pour «sortir de la question», euh, non, pour essayer d’en sortir. Là, on se dit, le type doit pas être en burn-out, son week-end commence le mercredi.

Que nenni ! Vous délirez ma parole ! «essayer de faire» déjà c’est éreintant, vous n’avez jamais essayé ? Et ben, essayez d’«essayer de faire» et vous m’en reparlez. C’est too much, of course. Alors, il a réduit la voilure. Ce qui lui paraît raisonnable c’est de pouvoir essayer de faire tout son possible pour essayer de sortir, etc. etc. Là il a eu des palpitations, ça lui a donné des vapeurs tous ces buts grandioses, alors il a réfléchi (le terme est peut-être un peu fort) qu’il allait rajouter un «qu’il fallait» devant tout ce bordel linguistique. Tout ça juste pour une «question» on est d’accord.  Vu le niveau d’efficacité du gars, on n’est pas dans question pour un champion. S’il était champion de quelque chose, on le verrait.

En tout honnêteté, ce n’est pas lui qui le dit, mais c’est pareil, c’est la France. Ouais, la  «France a dit».  Vous je sais pas, mais moi, je viens encore de vérifier ma boîte mail à l’instant, et elle me cause plus la France. Quand j’interroge mes potes autour de moi, ils me disent, «La France, non ça me dit rien».  Mais lui il parle la France. Ou à la France, je sais plus.  Et notre ami Hulot, que tout le monde surnomme «Duc» désormais.

Oui, Duc Hulot, l’avaleur de couleuvre, le mangeur de chapeau, qu’en dit-il ?

Il trouve que la France parle à tort et à Travert.

 


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