Abstraction #1.2

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Voici de nouveau  un travail sur un petit format (A5 environ) à la plaque perdue, technique de linogravure mise au point par Pablo Picasso lors de son séjour à Vallauris. Cette technique permet d’avoir un rendu polychrome sans avoir besoin de faire plusieurs plaques (une par couleur selon la technique classique que je pratique aussi parfois.)  C’est un motif abstrait voisin du précédent (cf : http://karmatotal.unblog.fr/?p=1015 )  qui utilise également le mouvement et la couleur pour donner une sensation de rythme.

Je travaille sur cette problématique de l’unique et du multiple. C’est pour cela notamment que j’ai choisi la gravure.



Abstraction #1.1

                                                                                                           abstraction #1_2

 

Voici un travail sur un petit format (A5 environ) à la plaque perdue, technique de linogravure mise au point par Pablo Picasso lors de son séjour à Vallauris. Cette technique permet d’avoir un rendu polychrome sans avoir besoin de faire plusieurs plaques (une par couleur selon la technique classique que je pratique aussi parfois.)  C’est un motif abstrait qui utilise le mouvement et la couleur pour donner une sensation de rythme. j’en ai fait une petite série qui sont tous à la fois semblables et chaque fois différents, comme dans Mon rêve familier de Verlaine («Qui n’est à chaque fois ni tout à fait la même / Ni tout à fait une autre et m’aime et me comprend»).

Je travaille sur cette problématique de l’unique et du multiple. C’est pour cela notamment que j’ai choisi la gravure.



Wrath #2

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Linogravure tirée sur papier à la cuve. Deuxième portrait de l’ homme en colère en noir sur un fond gris légèrement bleuté. Travail sur les transparences.  Tirage sur fond unique. Dimensions : 21 X 29,7 papier 8Ogr, coins biseautés. (Les tirages en A4, 80 gr comme celui-ci sont vendus 9 euros. Une oeuvre unique pour moins cher qu’un poster.)



Wrath 1

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Toujours la même technique, linogravure tirée sur papier à la cuve. Portrait d’un homme en colère sur un fond mouvementé. Tirage sur fond unique. Dimensions : 21 X 29,7 papier 8Ogr.  (Les tirages en A4, 80 gr comme celui-ci sont vendus 9 euros. Une oeuvre unique pour moins cher qu’un poster.)



Micromonde #1A

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Linogravure encre noire tirée sur papier à la cuve préparé par mes soins. le format est plus grand : 24 X 38. Évidemment, cela ne produit pas du tout le même effet. Ce format est celui d’un petit tableau, les motifs sont donc très visibles ainsi que les détails. Les couleurs sont également plus contrastées dans l’original évidemment, je n’ai pas de scanner professionnel. Cela donne une idée du rendu cependant. Le tirage de la plaque s’est fait en fonction de la masse orange que l’on voit au milieu en bas.

J’ai ajusté la matrice pour que cette «tache» se situe entre deux motifs. Cette linogravure m’a été inspirée par une vision un peu amusée du monde des bactéries et des microbes, une sorte d’univers de l’infiniment petit où des «animaux minuscules» flottent dans des liquides agités.

Je publierai d’autres tirages de cette matrice prochainement.



l’homme à la mouche #4

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Autre tirage, vous pourrez observer que la plaque n’est pas identique puisque le motif du papier marbré n’apparaît qu’à certains endroits et, sinon, le fond est noir.



Monotype portrait #2

monotype1 Il n’a pas l’air content du tout, celui-là. Il a voté pour Macron ?

Ou il vient de faire le plein, peut-être ? Et à ce moment-là, il a aperçu Wauquiez, au loin avec sa parka rouge et son gilet jaune.

Alors on le comprend.

 

(monotype soustractif, même technique que le précédent, tirage à la presse typographique, encre Charbonnel).



Monotype portrait #1

monotype2   Dimensions : A4, 21cm X 29,7

 

Un monotype est un procédé d’estampe qui, comme son nom l’indique, ne permet qu’un seul tirage sur papier. L’oeuvre est donc unique, contrairement à toutes les autres techniques traditionnelles d’estampe qui multiplient les tirages si possibles identiques. Il s’agit de déposer de l’encre sur une plaque puis de faire une impression sous presse comme pour les eaux-fortes ou le burin, la manière noire, etc. Cependant le monotype possède une caractéristique spécifique, en sus de l’unicité de son résultat : il peut être utilisé aussi bien en dessin positif ou négatif («manière noire»).

Soit on peint la plaque avec les outils traditionnels du peintre (pinceaux, brosses, couteaux, etc.) et on obtient une image inversée de la plaque mais la technique est proche de la peinture sur toile, on ajoute de la couleur ou du noir sur les zones qui seront ombrées et on laisse les blancs pour la lumière.

Soit on fait l’inverse. On encre totalement la plaque, comme pour toutes les techniques d’estampage, puis on enlève l’encre pour ajouter des blancs (les «rehauts» ). On dessine donc à l’envers, puisque l’image est constituée par les lumières qu’on façonne en essuyant certaines zones de la plaques avec divers procédés (chiffons, manches de pinceaux, coton-tiges…). C’est de cette manière que je procède le plus souvent.

Le monotype fut inventé par Giovanni Benedetto Castiglione vers 1648, c’est la seule technique d’estampe qui est née sur le sol italien.



Linogravure sur papier à la cuve #2

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Voici un deuxième tirage sur papier à la cuve. le motif n’a pas changé. Autre fond, autre effet. J’ai choisi deux fonds assez proches et j’en prendrai un aux différences marquées pour le prochain scan. L’intérêt de  procédé réside dans le fait qu’il permet de jouer avec les codes de l’estampe qui est d’abord le multiple. L’estampe est la première technique d’imprimerie connue par l’homme. Elle a permis de multiplier un même document, qu’il soit graphique ou linguistique ou les deux. Faire de l’estampe c’est donc entrer dans le monde du multiple. Cependant mes tirages sont uniques puisque le fond l’est. En passant, cela fonctionne à l’inverse du dessin dont le fond est (à peu près) toujours le même selon le papier choisi mais dont le motif est unique .



L’homme à la mouche #3

Un nouvel exemple de tirage de ma linogravure sur presse à épreuve et papier «à la cuve». Je rappelle que j’ai réalisé toute cette série de tirages avec la même matrice (la même plaque : le portrait) et des papiers «à la cuve»  différents et que je fabrique moi-même bien entendu les papiers à la cuve.

Le format  est toujours un A4 (21 X 29,7). C’est à mettre en rapport avec les deux tirages précédents. Il y en a une quinzaine en tout mais je n’en mettrai que quatre ou cinq ici. Je continuerai par des monotypes. Celui-ci possède un fond plus sombre, l’intérêt est d’apprendre à observer l’interaction forme / fond. La prochaine sera encore plus sombre. Si possible et si cela vous plaît, essayer de les regarder sur un ordinateur ou une tablette, pour avoir une taille d’écran suffisante afin d’avoir des contrastes.

N’hésitez pas à laisser un commentaire sur l’effet que cela produit pour vous. Ou à conseiller ce blog à des amateurs d’arts graphiques… Ils (elles) seront les bienvenu.e.s.

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Archives pour la catégorie Estampes

Linogravure tirée sur papier à la cuve #1

 

figure1AComme annoncé, voici un scan d’une de mes récentes estampes. C’est une linogravure tirée sur presse à épreuve et sur papier «à la cuve», on appelle cela aussi papier «marbré». C’est une technique très ancienne qui nous vient d’Orient comme bien souvent. Je travaille beaucoup sur la problématique fond / forme depuis quelques temps. De quelle manière la forme interagit avec le fond, comment elle se fond en lui ou s’en détache au contraire. J’ai réalisé toute une série de tirages avec la même matrice (la même plaque : le portrait) et des papiers «à la cuve»  différents. Je fais moi-même bien entendu les papiers à la cuve, ce qui me permet de maîtriser le processus de A à Z. C’est mon but, quel que soit la façon dont on regarde le résultat.

Le format d’origine est un A4 (21 X 29,7), évidemment l’impression (dans tous les sens du terme !) n’est pas la même avec un format de ce type que sur un blog. Sur l’image, on a un rendu assez plat, avec une forme (1er plan) et un fond qui semblent sur le même plan. Sur le tirage originel, il y a une profondeur qui est la conséquence de l’interaction entre les deux plans.

Je réfléchis par ailleurs à l’idée de créer un facebook, lié à ce blog, que je dédierais à ma production graphique. Ce serait sans doute plus adapté, mais il manque souvent le meilleur : le temps.

 

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