Laurent sobre… elle rend con aussi.

Laurent Wauquiez a récemment déclaré : «En parlant de guignols, j’ai été sobre». Il faisait allusion à une récente concentration  de vieux débris tout délabrés en rangs clairsemés, bref à un congrès de cette chose molle et flasque qu’on appelle encore les «Républicains» par habitude, ou par pitié. En fait la déclaration semble erronée ; il fallait lire en effet «En parlant aux guignols, j’ai été sobre».

Ainsi la déclaration de celui que ses rares amis surnomment affectueusement «Iago» prend tout son sens :

1) Il savait à qui il parlait, donc où il était.

2) Par conséquent, pour une fois, il dit la vérité : il était sobre.

3) On peut donc en déduire que la plupart du temps, vu les conneries qu’il débite en chapelet, il est rond comme une queue de pelle.

Ça nous rassure un peu sur sa santé mentale.



Traite : de mal en pis.

Dominique Barrau (décidément le nom est bien choisi, il devrait être derrière), secrétaire général de la FNSEA, donc forcément un type honnête, a déclaré à propos de la filière du lait : «On peut être producteur de lait dans un département où n’existe qu’un seul opérateur. Deux choix sont alors possibles : continuer à livrer ou arrêter de traire». Nous sommes ici dans le mirage de la modernité, qui est également le miracle de «l’agriculture intégrée» que ce syndicat de bienfaiteurs de l’humanité a contribué à mettre en place de façon quasi irréversible grâce à la complicité active et enthousiaste de ses principaux dirigeants avec le lobby industriel et politique de la malbouffe. Dans les années soixante-dix et quatre-vingt, aucun producteur adhérent de ce syndicat ultra-majoritaire dans le monde agricole (faut-il le rappeler ?) ne cachait son enthousiasme délirant et quasi mystique au sujet de cette intégration du producteur et de l’industrie. Cela permettrait de transformer au plus vite le traditionnel «paysan» — frappé de ringardise et bientôt d’obsolescence, même le nom devenait grotesque — en «exploitant agricole». Ça a quand même une autre gueule ! Un quasi business man de l’espace vert, enfin verdâtre en ce moment. Un start-upper de la plante malade et du bovin affligé. Le cul sur son tracteur et la tête dans les chiffres. L’entrepreneur, quoi.
Paysan, non mais je vous demande un peu ! Portant la blouse, sentant la bouse, I was born to loose, on aurait pu en faire une chanson, tiens ?           Cette association de malfaiteurs, pardon, ce syndicat du monde rural, qui (vi)votait légèrement à gauche du FN défendait mordicus, avec le verbe haut et le front bas qui caractérisent ses instances régionales et nationales, cette agriculture intégrée. Mais il est mort dicus.  À l’image de  cette agriculture new-look, elle-même moribonde, qui devait métamorphoser le pue-la-sueur pataugeant dans son tas de fumier en agriculteur propre sur lui et soigneusement manucuré, comme un splendide papillon polychrome émergeant de sa chenille dégueulasse. Malheureusement, il y a eu des incidents de parcours et c’est un peu le contraire qui s’est passé. Cela dit, il faut être juste, il y a eu des progrès : aujourd’hui une vache est un centre de profit à elle toute seule, on la gère sous Excel et l’équarisseur a changé de nom, on l’appelle un «cost  killer». C’est juste que le lait qui en sort est tellement pourri que désormais les parents disent à leur bébé qui pleure :

«Bêle et trais-toi»



La vieillesse est un naufrage

Alain Delon a déclaré : «La vie ne m’apporte plus grand chose». Juste retour des choses, cela a longtemps été l’inverse.

Et oui, cet ancien mannequin reconverti dans le film à suspense voyait jadis «la vie en rose» et maintenant il la trouve morose. Il ne savait pas qu’une belle gueule ça dure maximum vingt ans et qu’ensuite on peut encore vivre sur ses débris que l’on appelle une «réputation» pendant dix ans au plus. Ensuite, comme disait de Gaulle, c’est «le naufrage». Sans culture, sans grande intelligence non plus, à part celle qui permet de briller dans les fêtes de la jet-set mais doté d’un physique avantageux on peut quand même faire carrière, la preuve. Évidemment, elle dure moins longtemps, mais elle est plus rapide. Pour Michel Serraut — un artiste remarquable — ce fut le contraire. Mais il est difficile de comparer un aigle à un poulet, d’ailleurs si Delon en a interprété autant ce n’est sans doute pas pour rien.

Ce pauvre Alain croit devenir aveugle depuis qu’il ne lit plus rien sur lui dans les journaux. Il faut le rassurer sur ce point (soyons charitables), il y voit toujours aussi bien. C’est juste que les journaux s’en foutent d’un ex-playboy décati et macérant dans son aigreur.

Pour une fois je les comprends.



Erreur judicieuse

           En 2009, Lactalis imposait une baisse de prix de 30% aux producteurs de lait. Il fallait qu’ils reviennent aux prix de 1979. On a alors accusé Lactalis d’être des voleurs. Nous savons que c’est faux, ce sont aussi des criminels, on l’oublie souvent. D’ailleurs le PDG a déclaré la main sur le portefeuille — l’endroit où il aurait pu avoir un coeur, en fait — que son entreprise, florissante, a toujours su où était son devoir, c’est-à-dire, son bilan comptable. La baisse de 30% ce n’est pas non plus la catastrophe pour les éleveurs, il suffi de réduire sa vie de 30%. Ça fait à peu près 8h de vie en moins par jour, il suffit de prendre sur le temps de sommeil, il est improductif.

          Ces éleveurs ne sont pas modernes. Et 30% de prix en moins, ce n’est pas pour s’en mettre 30% de plus dans les poches ! Absolument pas !

C’était pour financer les 30% de salmonelles en plus.



Où est Charlie ?

Les médias nous informent : les juges ont rendu un non lieu pour la mort de Rémi Fraisse (http://www.20minutes.fr/justice/2198747-20180109-juges-rendent-non-lieu-enquete-mort-remi-fraisse-sivens). Je m’interroge : cela veut dire que le type est bien mort mais on ne sait pas où ? Ou alors on ne sait pas vraiment où il a été tué ?

À moins que cela ne signifie qu’on n’est pas tout à fait sûr qu’il soit bien mort.



Lait… thargie.

Naguère ce cher Michel-Édouard Leclerc dépensait des fortunes en com’ pour nous convaincre du progrès inouï que constituerait la vente libre des médicaments dans ses hypermarchés. Au lieu de réserver leur vente à tous ces fainéants et bons à rien de pharmaciens. Depuis la vente sur une grande échelle de lait infantile contaminé à la salmonelle malgré les consignes de rappel, on l’entend moins sur ce sujet, il a rangé les trompettes on dirait.

Entre-temps il a dû passer du pipeau au p’tit pot.



Phileas Fogg

Quand je regarde qui me lit, je suis toujours très étonné de constater que ce misérable blog est lu essentiellement en Chine (incroyable !), aux USA (idem), en Allemagne (re) et même en Indonésie (stupéfaction!). N’hésitez pas à diffuser la gloire de Karmatotal dans vos pays respectifs, oyez, oyez…

Personnellement j’adore le Kimchi et les gravures sur bois chinoises ainsi que les guitares américaines (j’accepte aussi les belles Cort made in Indonesia, pas de problème), donc si vous voulez faire un don, hein…

Amitiés internationales.

PS : vous pouvez aussi laisser un petit bonjour en commentaire.



Mon santo, ta santé.

« La France a dit qu’il fallait que nous puissions essayer de faire tout ce qui était possible pour essayer de sortir de cette question du glyphosate dans les trois ans », a déclaré M. Travert sur le plateau de BFM-TV.

C’est ce qu’on appelle une déclaration de Travert  (normal il n’a pas fait son droit). Essayons de comprendre. Il ne s’agit pas pour la France (notre beau pays) d’interdire l’utilisation du glyphosate qui donne un si bon goût à nos cancers. On n’en est plus là. L’objectif est de «sortir de la question». Ici l’internaute un peu nauséeux qui vient de sortir de son week-end, et qui se serait égaré sur ce site, se dit : ça va être compliqué de sortir d’un truc dans lequel on ne peut pas entrer. Il a raison. Sortir de sa chambre, de sa douche, de sa bagnole, on sait faire. D’une question, même avec google map, c’est plus tendu.

Mais sortir, Travert sait ! (elle est nulle, j’avoue). D’ailleurs, il ne veut pas même pas «sortir de la question», ce serait  brutal et beaucoup trop ambitieux pour pour ce sinistre mâle (un petit contrepet n’a jamais fait de mal à personne). Non, il lui suffit «d’essayer de sortir»… de quoi ? Ben, de la «question», tiens.  Avec ça, les abeilles, elles, ne sont pas sorties le cul des ronces comme on dit dans ma campagne. Mais cet objectif on va dire modéré paraît encore trop ambitieux à notre fringant défenseur des pesticides de destruction massive. Faudrait pas quand même qu’il se fasse une entorse au cerveau, à ce point de sa carrière, ce serait le comble.

Par conséquent, vu qu’il est aux 35 heures, et qu’il faut pas pousser la mémé dans la cuve à glyphosate, il se dit que la France (c’est-à-dire lui d’après ce que j’ai compris) va «faire tout son possible» pour, euh, quoi, déjà ? Ah oui, elle (faut-il encore une majuscule à ce pays ?) va faire  «faire tout son possible» pour «sortir de la question», euh, non, pour essayer d’en sortir. Là, on se dit, le type doit pas être en burn-out, son week-end commence le mercredi.

Que nenni ! Vous délirez ma parole ! «essayer de faire» déjà c’est éreintant, vous n’avez jamais essayé ? Et ben, essayez d’«essayer de faire» et vous m’en reparlez. C’est too much, of course. Alors, il a réduit la voilure. Ce qui lui paraît raisonnable c’est de pouvoir essayer de faire tout son possible pour essayer de sortir, etc. etc. Là il a eu des palpitations, ça lui a donné des vapeurs tous ces buts grandioses, alors il a réfléchi (le terme est peut-être un peu fort) qu’il allait rajouter un «qu’il fallait» devant tout ce bordel linguistique. Tout ça juste pour une «question» on est d’accord.  Vu le niveau d’efficacité du gars, on n’est pas dans question pour un champion. S’il était champion de quelque chose, on le verrait.

En tout honnêteté, ce n’est pas lui qui le dit, mais c’est pareil, c’est la France. Ouais, la  «France a dit».  Vous je sais pas, mais moi, je viens encore de vérifier ma boîte mail à l’instant, et elle me cause plus la France. Quand j’interroge mes potes autour de moi, ils me disent, «La France, non ça me dit rien».  Mais lui il parle la France. Ou à la France, je sais plus.  Et notre ami Hulot, que tout le monde surnomme «Duc» désormais.

Oui, Duc Hulot, l’avaleur de couleuvre, le mangeur de chapeau, qu’en dit-il ?

Il trouve que la France parle à tort et à Travert.



L’escalade : un sport qui monte !

Selon une info du site « 20mn.fr », 9% des Français croient que la terre est plate (cf : http://www.20minutes.fr/societe/2197799-20180108-huit-francais-dix-adherent-moins-theorie-complot).

Ces types n’ont jamais fait de vélo de leur vie, c’est pas possible !



La vieillesse est un naufrage.

Alain Delon a décidé de piquer son chien pour qu’il parte en même temps que lui. La charité voudrait que ce soit l’inverse mais les vétérinaires ne sont plus ce qu’ils étaient.   Interrogé par nos soins, le chien n’a pas voulu commenter cette déclaration.

Aux dernières nouvelles, il marchait Delon en large. Ça me rappelle un aphorisme que j’avais écrit ici même : http://karmatotal.unblog.fr/2011/01/01/aphorismes-pour-2011-et-plus-si-affinites/.




Archives pour la catégorie News

The last Valls…

Les médias nous informent : L’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-Des-Landes annoncé mercredi, est «une erreur», a jugé vendredi l’ancien Premier ministre socialiste Manuel Valls. Il faudrait vraiment que quelqu’un lui dise qu’il n’est plus premier ministre.

En fait, c’est Valls qui  «est une erreur».

Asso… ment.

        Jupicron s’est déplacé dans l’ex-jungle de Calais, lui qui n’y est jamais (à la calée). Je dis « ex-jungle » car, puisqu’il y est allé, il n’y a plus de problème, donc plus de jungle. D’ailleurs Calais existe-t-il encore ? Il faudrait demander à Brigitte, la «prof idéale», comme dit Castaner, et pourtant c’est pas un fayot (c’est lui qui le dit donc la source est faible, pardon fiable, j’ai fourché du clavier). Mais je n’ai pas eu le temps de demander à Brigitte si Calais existe encore depuis que son Ju-Ju, son pi-pi, son ter à ter, bref depuis que son Jupiter est allé y pousser une bonne gueulante. Par conséquent, on va faire comme si Calais existait toujours, mais pas la jungle, non pas la jungle. On verra après pour les détails, il sera toujours temps de fignoler.

           Bref Jupicron a déclaré qu’il fallait pas pousser la mémé dans le concasseur non plus — les réfugiés pourquoi pas ? — que la police elle était nickel, jamais un coup de matraque plus haut que l’autre, c’est pas des mous du casque, ils savent se tenir. Les assos, elles, il fallait qu’elles se calment. Parce que c’était ça le vrai problème de la jungle : les assos. Tous les Indiens d’Amazonie vous le diront. Et il s’y connaissent en jungle, les Indiens, mais en assos je sais pas, en fait.

            Jupicron, il les a prévenus (les assos, pas les indiens mais ils ne perdent rien pour attendre eux aussi) que si elles continuaient à répandre des fausses informations — il a réussi à traduire fake news en français, il est mega top trop fort — et ben il prendrait des mesures. Et les assos qu’est-ce qu’elles ont dit ? Que c’était pas vrai et qu’il y avait des policiers qui donnaient comme ça dix ou douze de matraque sans raison, pour rien, et gnagnagna, et gnagnagna.

          Et ben, Jupicron il sait que c’est faux. Parce que «rien», c’est cinq coups de matraque. Pas dix. Alors c’est sûr que les assos c’est que des menteurs et des blaireaux. Et il faut qu’elles arrêtent de colporter des fausses informations ! Au fait c’est quoi une fausse information ? Grâce à Jupicron, maintenant on le sait.

C’est tout ce qui ne lui convient pas.

Wash… in tong.

Nous avons récemment appris que les USA étaient des spécialistes redoutables du traitement de la merde. Mais le fait restait jusqu’à présent souvent méconnu. Sait-on par exemple que c’est un Texan qui a inventé la cuvette de WC en 1786 ?

Et c’est un autre Texan qui, cent ans plus tard, a eu l’idée de faire un trou au milieu.

Plus on est de fous, moins il y a de riz

Jupicron est revenu de Chine. Au reste, on se rend compte que c’est la même chose quand il est là ou pas. Bon, mais il vient est revenu dans notre beau pays, la France, reine des Nations. Donc la Chine n’a plus aucun problème, forcément. Et le tout en quelques jours.
Et Héra dans tous ça, pardon, et Brigitte ?

Elle mène tout le monde à la baguette !

Je ne suis ni pour, ni contre, bien au contraire.

Jupiter-Macron (je vais désormais l’appeler Jupicron, ce sera plus intime) est allé en Chine et les a exhortés à faire attention à la planète (pour les enfants esclaves, on verra plus tard). Et il l’a fait en chinois !!! Trop fort ce Jupicron !

Cela dit, quand il s’exprime en français, on n’y comprend rien non plus.

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