M.I.G.A.L

Ça n’est pas Noël tous les ans ! Enfin, peut-être, je ne sais plus, avec les bissextiles et tout ça. Bon, en tout cas, Santa Claus est passé entre la foire et le chômage comme on dit maintenant. Épisode 8 à s’enfourner dans le cornet.



M.I.G.A.L

Avant le foie gras et les huîtres : le 7ème épisode à tartiner.



M.I.G.A.L

Il craque sous la dent… Cékoidon ? Le 6ème épisode bien sûr !



M.I.G.A.L

Le 5ème épisode est tout juste sec.



M.I.G.A.L

Le 4ème épisode vient de sortir du four.



M.I.G.A.L

L’épisode 2 est fraîchement sorti des presses karmatotaliennes. Toujours sur la page « feuilletons ».



M.I.G.A.L

Voici, dans la rubrique feuilletons un nouveau texte (une longue nouvelle en fait) intitulé M.I.G.A.L. Vous saurez tout… mais à la fin.

Une vingtaine de courts épisodes. Vous avez d’ores et déjà l’épisode  à vous mettre sous les yeux…



Celsius : 233.

Ptolémée Soter, général du grand Alexandre, reçut l’Egypte en héritage à la mort de son maître, parti à la rencontre d’un destin glorieux dans un Orient rempli de secrets et de tombeaux, dont il ne revint pas. Il connut avec son roi le fracas des batailles, l’odeur du sang frais sur les pierres brûlantes des déserts, les longues journées glaciales de l’hiver dans des montagnes barbares à la beauté étrange, mais, plus que tout, il partageait son idéal d’un monde soumis par l’acier et guidé par la science. Pour cela, il fit ériger presque trois siècles avant la naissance d’un fils de Dieu une université et une académie à peine accouchées de la plus grande bibliothèque qui fut jamais. Il baptisa ce lieu « Museion », en l’honneur des servantes d’Apollon et fit serment d’attirer les mages de Chaldée, les sagesses barbares, les philosophes de l’Orient aussi bien que les derniers disciples de Zoroastre. Il demanda qu’il fût bâti face à la mer vineuse, comme l’on dit les Grecs, tout au bout de la capitale qui portait le nom de son roi, Alexandrie.

La dynastie des Lagides, ces fils de Ptolémée, occupera un trône dont les sept cent mille rouleaux seront le corps immortel. Le premier bibliothécaire, Démétrios de Phalère et ses successeurs, les feront affluer par les océans, les fleuves et les routes, irriguant le Museion de toutes les sagesses du monde exploré. Pendant huit siècles le savoir enclos dans les entrailles du Palais des Muses devint le vrai phare d’Alexandrie d’Egypte dont la lumière éclaboussait l’actuelle Ras el Tin pour guider dans la nuit tous les lettrés de l’Antiquité.

Le cercueil de cet Alexandre qu’on disait grand fut l’œil de ce cyclone, protégeant des servants affairés à jeter leurs filets sur toutes les mers connues et d’autres plus mystérieuses, car il se trouve toujours quelque secret dans l’ombre portée du savoir. Ils ramenaient à eux des bateaux chargés de trésors dont ils vidaient les entrailles fumantes pour s’emparer de leur âme comme les pêcheurs de la mer rouge vont chercher la perle noire dans le ventre des huîtres. On raconte que chaque vaisseau qui accostait au port était fouillé de la quille à la misaine par les soldats qui s’emparaient des rouleaux et les remettaient au Museion qui accouchait d’une copie promptement remise au capitaine du navire. L’original restait à Alexandrie pour les siècles des siècles. Ainsi aucun manuscrit n’était disponible en quelque lieu s’il ne l’était pas dans la grande Bibliothèque. En ces temps étranges les livres devinrent plus précieux que l’or et les hommes qui vécurent à cet endroit virent que cela était bon, alors ils nommèrent cette ère civilisation afin que chacun s’en souvînt. Mais le monde oublia.

Depuis longtemps le dernier des Lagides a pourri dans son tombeau suivant les coutumes des sédentaires qui bâtissent des cités et vont ainsi à la charogne. Humus est le premier et le dernier nom de ces hommes. Les livres, eux, sont comme les nomades qui vouent leurs défroques mortelles aux flammes du bûcher et se laissent emporter par le vent du désert. De cette combustion ne demeure qu’un petit tas de cendres grises, témoignant de la matérialité de l’œuvre. Le reste, son essence éternelle, les mots, les phrases, le contenant du monde, est parti dans le ciel, avalé par les fumées, vers l’horizon qui nous contemple. Plusieurs fois la ville brûla, jusqu’au jour où le brasier consuma son ultime secret. César alluma les premier feux, Théodose Ier entretint la flamme puis vint Amrou Ibn Al-Alsi qui, selon la légende, suivit les ordres de son maître, le calife Omar, commandeur des croyants. Après lui, il n’y eut plus rien à brûler.

Pourtant, un témoin survécut, peu visité, retiré des foules comme le fils apeuré d’un passé maudit fuyant la lumière du monde dans l’obscurité des siècles. Ce tableau qui n’était qu’une empreinte humide posée sur un enduit de plâtre mort fut, on ne sait par miracle exhumé des décombres du Museion quelques dizaines de siècles après l’holocauste final et patiemment recomposé. Le siècle d’Hugo n’y suffit pas et ce n’est qu’à l’aube d’une barbarie moderne que ce grand œuvre fut achevé. De nouveau le monde oublia. De nouveau l’humanité s’embrasa, de nouveau la grande fresque du Museion put témoigner d’un autre carnage. Comme la guerre cette fresque est éternelle, nous rappelant que l’art et la vie furent un jour arrachés au minéral et sont mus par un même désir d’y retourner. Quand la restauration, ce recouvrement du passé par une couche épaisse et grasse de présent s’acheva, la fresque cuva son déshonneur dans un grand cube de béton afin que la troupe des badauds l’admirât. Un homme parmi cette foule, à la fin, l’observa.

Il vit Euclide, droites parallèles en main, le front levé vers la Lune et les planètes, guidant les marins qui naviguaient au large. Il vit Archimède, jaillissant nu de son bain, ruisselant de savoir et scintillant de bonheur, divertissant ses disciples avec des théorèmes qu’il savait faux. Il vit Hipparque, Diophante d’Alexandrie et l’autre Ptolémée qui se croyait au centre de tout. Il vit encore Aristarque qui, presque vingt siècles avant Copernic et Galilée savait déjà que la terre tournait sur elle-même et autour du soleil. Il vit, enfin, le quatrième bibliothécaire du Museion, Aristophane de Byzance, célèbre durant son ministère pour sa prodigieuse mémoire qu’il cultivait en lisant tous les jours et dans l’ordre de leur disposition des rouleaux entiers de la Bibliothèque. Sur la fresque, même défigurée, on aperçoit nettement la main gauche d’Aristophane. Elle tient quelque chose, serrée contre la toge, le dessin est estompé, le trait devient faible, le spectateur hésite en plissant les yeux. Que peut-il serrer de cette façon ?

Enfin, il voit ce que c’est. L’image se forme dans son cerveau bien avant que ses yeux ne la perçoivent, c’est bien cela, il tient un livre, ou plutôt un rouleau puisque le codex ne viendra que plusieurs siècles après. Quel peut être ce livre si important que le peintre l’a représenté dans la main du grand bibliothécaire du Palais des Muses ?

Puis il comprend et la réponse jaillit en lui avant même que son entendement ait pu la formuler. Ce livre c’est le Grand Livre, le livre des livres, celui qu’Aristophane lui-même n’a peut-être jamais terminé. Ce livre est le résumé de tous les livres que le bibliothécaire a lus dans la succession de leur classement sur les étagères du Museion. L’homme contemple un abîme qui s’ouvre sous lui, le savoir de tous les savoirs en un gouffre infini, et rentre chez lui, à pied, hagard, les yeux perdus. Quelques passantes attardées s’écartent prestement, pensant avoir affaire à un fou.

A peine refermée la porte d’entrée, il s’attable, écarte d’un revers un verre et une assiette qui l’attendaient peut-être et se fracassent sur le sol, prend du papier, un crayon et commence à tracer des lettres sur les feuilles. Il n’a jamais écrit de sa vie, n’en éprouvant ni le besoin, ni l’envie et par la grâce de cette épiphanie, gribouille, rature, récrit, gomme, trace, barre, jette et déchire. Il cherche une phrase, deux peut-être, ne la trouve pas, peste et continue, encore, encore. Enfin, l’aube épuisée le trouve couché sur sa table, le crayon incrusté dans la joue, entouré d’un épais nuage de feuilles froissées.

Il gisait, tranquille, apaisé, nul n’aurait pu dire s’il vivait encore ou s’il mourait déjà. En s’approchant de la table, on aurait pu voir une feuille, une seule, blanche et lisse, sur laquelle sa main fatiguée avait tracé ces mots victorieux : « L’expérience et la vie peuvent se consumer comme toute chose et, à la fin, devenir un petit amas de poussière fine que l’on tamise encore pour la rendre plus légère que l’air frais du matin. Alors, il suffit d’ouvrir sa fenêtre, de déployer ses doigts serrés et de souffler doucement au creux de la paume pour faire s’envoler ces infimes débris afin qu’ils touchent le cœur d’un autre humain en quelque temps, en quelque endroit. On appelle cette cendre légère : littérature. Elle constitue la matière de grands livres et de moins grands. C’est la chair de ce monde.»



New-York et la normalité

On entend ici ou là quelques critiques sur notre nouveau président-Normal (vous remarquerez que je me suis adapté : j’ai laissé tombé la majuscule à « président » pour mieux la mettre à « Normal » ). Certains fouille-étrons seraient même allés jusqu’à  déverser dans les média la boue fangeuse de leur ressentiment venimeux. Ce clapotis de cloaques et de claque-merde mal obturés doit cesser maintenant ! Qu’en est-il ? Qu’est-ce donc ? Une petite dépense de 900 000 euros pour deux jours à New-York. Et alors ? Vous avez vu ce ça coûte un billet de train ? Et pour New-York, c’est pas direct, il y a des correspondances, comme dirait Baudelaire (ce n’est pas le nouveau PDG de la SNCF, calmez-vous un peu).  900 000 euros, pour deux jours à New-York, c’est une présidence tout à fait normale.

La présidence anormale ça commence à un million d’euros par jour (déjeuner non compris).  Contribuables, à vos chéquiers!



Les apohtegmes de La Roche-Faux-Cul

Dans la forêt amazonienne, des spores envahissent et contrôlent le cerveau des fourmis « charpentières » afin de les amener où elles désirent les faire mourir, dans un endroit qui leur permettra de se développer dans leur cadavre et d’arriver à l’état de champignon adulte.

Rassurons-nous, ça ne marche QUE pour les fourmis. Ce champignon est totalement inoffensif pour l’homme.  D’un autre côté, pour contrôler le cerveau humain nul besoin de spores : la télé a été inventée pour ça.




Archives pour la catégorie Non classé

Trop de générosité tue la générosité…

Infatigable philanthrope, ami acharné du genre humain, Karmatotal ne sait plus quoi faire pour complaire à son public chéri, mon amour.

Ne sait plus ? … voire ! Il a décidé, pour votre plus grande joie, de permettre le téléchargement d’une de ses œuvres phares qui n’en doutons pas fera date dans l’histoire de la littérature et de ses proches environs à savoir le célèbre et multi-acclamé feuilleton : « L’économiste et le magicien », ou « les aventures de Gër Harmaj Haax,  cizon ouane » . Et en format epub, s’il vous plaît, c’est-à-dire compatible avec une liseuse, une tablette, que sais-je encore ?

   Hélas, hélas, trois fois hélas (et plus si affinités), je viens de m’apercevoir que « UnBlog.fr » dans sa sagesse millénaire et caramélisée n’autorise pas l’ adjonction de ce format epub pour des « raisons de sécurité » qui me semblent aussi obscures qu’à vous, n’en doutez point.  Vous vous contentez donc d’un format PDF.  Vous n’avez qu’à vous plaindre à UnBlog et puis c’est tout ! Sinon, vous me laissez un commentaire, un contact, et je vous l’envoie en epub ! Et là, pas calmé ?

Si ça ne marche pas, dites-le moi, j’en parlerai à mon député … (non sérieux, laissez-moi un commentaire c’est plus sûr). C’est là, juste au-dessous, non pas là, ici, ah ! mais c’est pas poss … là je vous dit ! Pffff !

Et ça dit même pas merci ! Non, mais quelle vieillesse !

fichier pdfl’économiste et le magicien

les apophtegmes de La Roche-Faux-Cul

Qu’est-ce que la qualité littéraire d’un manuscrit, se demande, rongé par l’angoisse et parfois le vin de table, la graine d’auteur, futur homme de paille de l’industrie du livre ?

La réponse est simple : c’est une chose qui fait très peur aux éditeurs.

Episode II

Il est sorti des presses de Karmatotal, rose et frais ; il est sorti qui ? Le deuxième épisode des aventures de Gër Harmaj Haax et du Très Haut et Très Grand  Sâar Qkhözsye. Dans l’onglet « Feuilletons », mais tout en bas de la page.

A vos lunettes !

Les apohtegmes de la Roche-Faux-Cul

Ce qui distingue l’homme politique du vulgaire — c’est-à-dire vous et moi — réside dans le fait qu’ils ont de grandes prétentions.

Mais des petits projets.

Il est sorti !!

 

Enfin, enfin, enfin … le feuilleton que vous attendiez toutes et tous avec impatience, rongeant vos freins respectifs et sombrant parfois dans l’éthylisme mondain par dépit, dévorés par l’angoisse et l’eczéma, ce feuilleton, je le claironne bien haut, est prêt !

Le premier épisode de « Gër Harmaj Haax et le Grand Sâar Qkhöszye » est en ligne ici même.  Le seigneur des anneaux ? Une pochade ! Harry Potter ? Franchement, vous galègez très chère … Le prochain succès planétaire est là, dans la page « Feuilletons ».

Veinards, va !

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