La retraite à points

Oui comme le permis. C’est ce qu’IL a dit, hein, j’invente rien.

Bon, je m’absente, quoi, allez disons deux ans à tout casser, peinard, retiré-de-la-vie-publique-de-mon-blog-tout-mou et quand je reviens de ma retraite dorée dans la banlieue pourrie d’un gros bourg auvergnat qui a l’électricité les jours pairs : qu’apprends-je ? (oui ça se dit, ça sonne un peu comme « Madrange » sans le côté arme chimique). Bref, qu’apprends-je ?

Que rien — mais vraiment strictement rien — n’a changé ! Incroyable ! Inouï ! C’est toujours les mêmes têtes de nœud qui se payent la nôtre dans les érections pestilentielles.  J’ai bien vu sur les statistiques que je consulte deux fois par an (les bissextiles uniquement) que mon blog moisi avait connu deux pics de fréquentation en 15 jours d’intervalle. Du jamais vu non plus. Et, tenez-vous bien, enfin faites comme vous voulez, je m’en tape, c’était le jour du premier tour et celui du deuxième (pourtant il paraît que c’était une élection à un tour, je n’y comprends plus rien). Et, les gars, payez-vous un abonnement au Canard si vous voulez être vraiment informé. Sinon achetez Le Monde, vous saurez ce que tout le monde pense, mais après tout le monde. Je n’arrive pas à comprendre l’intérêt pourtant il y a des gens qui aiment ça visiblement. En tout cas, j’ai bien peur de vous avoir déçu et, pire, de continuer à vous décevoir. Nous avons élu le responsable projet de la Chancelière teutonne, il paraît qu’il parle bien anglais, je n’ai rien de plus à déclarer sur le sujet, franchement.

Je sais, je sais… mon dernier article d’il y a deux ans, avant que je décide d’aller vivre une vie d’ermite simple et retirée à deux pas de l’hôtel de ville de Clermont-Ferrand (c’est une ville pratique pour ce genre de projet : on a tout sur place, vu qu’il n’y a rien) évoquait le « déconomacron », livre du Hollandais dément. Et bien voilà, c’est arrivé.

Je crois qu’il faut savoir rester modeste (et je suis fier de l’être) : bien sûr que j’avais tout prévu. Fastoche même ! C’est pour cela que je me taisais car vous remarquerez que les types qui prévoient tout en général ne disent rien, c’est bizarre mais c’est ainsi, vérifiez vous me direz.

Donc on va se faire Macroniser. Le tout est de savoir si l’opération est aussi douloureuse que nous le pressentons. Le médecin à l’air sympa et il semblait souriant. Je dis « semblait » parce que depuis le 7, il tire une tronche pas possible, je ne sais pas si vous avez vu mais ça fait peur, bonjour l’angoisse. Depuis qu’il sait qu’il va poser son fondement là ou son prédécesseur vient tout juste de retirer le sien on dirait le fils naturel de Merkel et de Fillon, la raie du cul entre les deux sourcils et le pif comme un étron d’éléphant. Même Brigitte, là, je la trouve pas plus enjouée que ça. La first lady a l’humeur baudelairienne depuis que son bad boy confond le Louvre et le Panthéon.

Enfin, c’est le progrès il paraît.



Le « Déconomacron » du Hollandais dément.

H.P Lovecraft avait inventé de toutes pièces un livre affreux, le célèbre Nécronomicon de l’arabe dément Abdul Al’hazred, censé contenir tous les sortilèges les plus abominables afin de faire venir sur notre monde les choses spongieuses et velues, souvent protoplasmiques, des sphères extérieures. Notre Président (Gloire à Lui et à son casque de Scooter) a compris la leçon mais n’ayant pas de Nécronomicon sous la main ni le talent de Lovecraft il a opté pour le grand Déconomacron.

Le Déconomacron est le Nécronomicon appliqué à la politique, enfin en ce qu’il en reste après le règne de ces tristes sires qui nous fatiguent depuis vingt ans ; le Déconomacron est donc le livre du Hollandais dément François-pet-au-casque qui contient toutes les pires conneries visant à faire parler de lui sans rien changer à la situation dont tous nos politiques semblent fort bien s’accommoder.

Ça me donne des idées pour sortir Gër Harmaj Haax du frigo, tiens…



Changement

 

Oui, le changement c’est maintenant, en tout cas pour ce site. J’ai délaissé ce blog pour des raisons personnelles et professionnelles (par manque de temps donc) et aussi pour des raisons, disons, esthétiques. Le genre caustique axé sur une certaine actualité m’a lassé assez rapidement et je n’ai plus la motivation pour continuer sur cette lancée. En revanche, j’écris toujours et parallèlement à cela et à mon activité (non professionnelle) de musicien de jazz et musiques improvisées, je produis un certain nombre de textes qui se rattachent plutôt à la catégorie des articles critiques principalement orientés vers l’art, la littérature en premier lieu mais sans exclusive.

Je souhaite donc réorienter le contenu de ce blog pour en faire le lieu de mes réflexions sur la littérature, le théâtre, la musique improvisée et les arts plastiques. Ce sera (forcément) polémique car je ne souhaite pas aller systématiquement vers le consensus, ni systématiquement vers la contradiction d’ailleurs.

Un premier article de ce « renouveau » sera disponible la semaine prochaine. Je compte écrire au rythme d’ un  article par mois en moyenne, jusqu’à deux si j’en ai le temps et la matière.

À bientôt donc,

K.

 



Suite et faim…

Dernier épisode de M.I.G.A.L. Vous avez la nouvelle au complet. J’essaierai d’en faire une version en epub et mobi pour celles et ceux qui sont équipés d’une liseuse électronique.

Je ferai ça un jour d’urgence normale. Merci d’être patient(e)

K.

 

PS : après m’être débattu avec l’interface du Blog qui a dû être programmée par un ancien apparatchik du Soviet Suprême lors d’un stage à l’ENA, j’ai été obligé d’intervertir les feuilletons dans la page pour que vous puissiez effectivement avoir la fin (alors que moi je l’avais sur l’interface de rédaction). Ce coup-ci (normalement) ça marche…



La nouvelle de ma mort était prématurée

Note aux éventuelles lectrices et éventuels lecteurs qui ne se seraient pas lassés :

J’ai délaissé l’écriture de ce blog pendant un an pour pouvoir entreprendre d’autres travaux littéraires. En effet le loisir que je peux consacrer  à l’écriture est strictement encadré par mes obligations professionnelles et privées. Je ne peux donc multiplier les projets comme si le temps était une ressource gratuite et infinie. J’ai choisi après cette année de pause  (pour le site, pas pour l’écriture) de revenir à ce blog et, pour l’année 2015 (nous y sommes presque) de publier en moyenne deux textes par mois, quel que soit le type de texte : cela peut être très bref ou au contraire s’étaler sur plusieurs centaines de mots. Un changement déjà amorcé se confirmera, je souhaite publier de plus en plus de nouvelles, ainsi que divers articles critiques sur la littérature en général (sans rien exclure de ce champ et surtout pas les « mauvais genres »).

Voici donc l’avant dernier épisode de M.I.G.A.L dans la page feuilletons.

Bonne lecture.



Ça patine.

Le crabotage est un dispositif d’engrenage qui permet à certains véhicules possédant quatre roues motrices d’utiliser cette intéressante particularité pour s’extraire sans trop de peine d’une situation délicate, d’une pente redoutable ou d’une menace d’embourbement imminente. D’un point de vue politique, il s’agit plutôt d’un substantif désignant, métaphoriquement bien entendu, la démarche d’un crabe (qui, comme nous le savons n’utilise que le pas latéral) pour échapper à la vindicte populaire en faisant croire qu’on avance ou qu’on recule. En fait, grâce au crabotage, il n’en est rien, on reste sur la même ligne mais sans donner l’impression de tourner en rond.
Notre exécutif, pourtant composé d’un ministre appelé Valls — pour des danseurs ça ne s’invente pas ! — et d’un autre nommé Peillon (enfin un ministre qui annonce la couleur) pratique assidûment le crabotage intensif : au lieu de faire deux pas en avant et deux pas en arrière, la lambada gouvernementale impose trois pas à gauche, trois pas à droite.

Il paraît qu’on appelle ça la « danse des connards » …



Changement de pâture réjouit le baudet.

Dans  les monts d’Auvergne, on mène les vaches en troupeau, de l’estive au  pacage afin de garder l’animal paisible et fécond. A peine sont-elles  réunies dans le pré qu’elles se vautrent et ruminent en contemplant d’un  regard absent le spectacle du monde.

Cela m’évoque toujours les séances  du mercredi à l’Assemblée Nationale. Aussitôt que la troupe des députés est entrée dans  l’enclos (on sait que beaucoup se perdent dans les sentiers forestiers)  les voilà affalés la panse pleine, l’œil rond, ruminant la prochaine  réforme en meuglant de temps à autre. En cherchant bien, il y a quand  même une différence : la vache est un animal utile.

 

 

 

 

 



Liquidités : la France boit la taxe.

Certains pays pourraient prendre modèle sur la France en ce qui concerne la politique fiscale peut-on lire dans les pages «économie» de certains magazines de niouzes.

C’est le triomphe de l’impôt-export !



Devinette

 

Duflot et l’Ecologie sont dans un bateau. Le bateau coule (les ouvriers étaient en RTT au moment de calfater la coque) : qui reste à flot ?

Cécile, évidemment, puisqu’elle a retenu la dernière Valls (comme quoi tous les chemins mènent aux Roms).



Les vers me rongent

Et oui, me voilà (« enfin » ! diront certains, « encore ! » s’exclameront les pisse-froid et les coincés du bulbe) de retour.

Juste pour vous annoncer que j’ai mis quelques vers (14  pour être précis) en ligne dans la rubrique ad hoc. J’aurais pu vous souhaiter la bonne année à la place, au lieu de vous attiger le cortex et de vous plomber le neurone ; mais, franchement, à quoi ça sert (je parle de la bonne année) ?

On sait tous qu’on va en baver des ronds de chapeau, et que ça fait juste que commencer. Je prévois même une rupture de stock de Prozac aux alentours de la mi-avril, vous verrez. En fait, aujourd’hui, il n’y a plus que deux attitudes possibles : soit on est optimiste ( :D ;) :o :)   etc.) quoi qu’il arrive, soit on devient très (mais alors TRES) pessimiste…

La différence ? C’est simple : dans le clan des optimistes on pense que dans trois au quatre ans, on n’aura plus que de la merde à manger et rien d’autre.

Et les pessimistes, me direz-vous ?

Ben eux, ils pensent qu’il n’y en aura même pas assez pour tout le monde.

Tout ça me fait penser qu’il faut que je me remette sérieusement  à écrire un nouveau roman. Je vous tiens informé, pas de panique… Je suppose que vous vous en battez l’oeil avec le pinceau de l’indifférence en plus.

Non, vous n’aurez pas mes meilleurs voeux, je les ai déjà donnés, j’y peux rien.

 

 

 




Archives pour la catégorie Notule

Dictionnaire des p’tits mots logiques (1)

Dictionnaire des p'tits mots logiques (1) dans Notule tique1-300x225

Tique polie (vous demande la permission avant de vous sucer le sang)

POLITIQUE : (de « poli », adj. et « tique », nom commun) L’étymologie de ce mot est particulièrement claire puisqu’elle en contient le sens complet. En effet, l’homme politique doit être poli pour faire carrière (serrer les mains, sourire aux journalistes et aux électeurs, dire bonjour à la dame à la télévision, etc…). Une fois élu, il se transforme en une sorte de parasite qui a ceci de commun avec la tique : il vit aux dépens de son hôte (ici, les contribuables) sans lui apporter autre chose que des démangeaisons (la feuille d’impôt) et il s’incruste profondément dans l’épiderme de façon à ne plus pouvoir en être délogé sans faire de dégâts (ce qui s’appelle « faire son trou »). Seule la tête dépasse (en général sur une photo dans les journaux).

Le pen au chocolat

Amis de la France (la vraie) et des viennoiseries, soutenez la filière, luttez contre ces hordes barbares et velues, beaucoup trop bronzées pour être au net, qui arrachent les chocolatines aux petits bambins amoureux de la boulangerie et de l’Idéal Républicain ! Oui, soutenons François (déjà, le prénom, hein, c’est autre chose que Mahmoud, tout de même) dans sa (Co)pétition pour sa droite la plus dé-, la plus con- et la plus plexée- . Comment ! Trois millions de chômeurs en France, des inégalités inouïes, une protection sociale qui vole en éclats, les classes moyennes qui croulent dans l’Abîme et se mettent à réserver un carton ou deux pour des lendemains qui déchantent ET ON OUBLIERAIT LA CHOCOLATINE ?

Hardi Copée (et non pas handicapé, ce n’est pas le même, quoique), sus au croissant, vive la brioche. Tunisie, non, Tous unis derrière cet homme qui nous propose enfin un Idéal, un Horizon, un But suprême :  le pain au chocolat pour chacun dès aujourd’hui, la brioche aux pralines demain, n’en doutons pas…

Fils spirituel de Marie-Antoinette la bien aimée,  François, donne-nous notre pain (au chocolat évidemment) de ce jour, mais délivre-nous du mal (le croissant, vous aviez compris) et de la tarte aux fraises.

ENFIN UNE SOLUTION POUR LA FIN DANS LE MONDE : LA (Copée)RATION.

 

Licence comme d’hab   Le pen au chocolat dans Notule licence-cc

 

Yes, he can canne

Certains  journaux ont glosé, la bouche en cul de poule et la moue ironique, sur la difficulté à s’exprimer en anglais de notre Très Grand et Très Sage Conducteur, monsieur Sarkozy 1er, lors de son récent voyage dans la perfide Albion. Je tiens à dissiper l’infâme calomnie dont il fait injustement l’objet et à affirmer haut et fort  que notre vénéré Président n’a rencontré aucun problème avec son anglais.

Contrairement aux britanniques qui l’écoutaient.

Sad

Les morts vont dans l’ombre tandis que les vivants vaquent à leurs affaires. Certains, pourtant, se parlent encore à travers l’écho du souvenir qui est comme un fil tendu au-dessus du précipice.

Enfin !

 

Hé oui, chers karmatotaliennes et Karmatot – aliens, tout arrive ! Même la fin de ce feuilleton trépidant qui vous fait d’ailleurs trépider depuis maintenant des semaines, c’est votre voisine du dessous qui me l’a confirmé. Je n’ai pas retardé la publication de ce dernier opus (comme les marchés du même métal) pour de basses raisons de suspense, coupures pub, temps de cerveau non disponible, etc. etc.

Non, j’ai simplement décidé de me ressourcer en opérant une retraite solitaire dans un dojo zen qui s’est révélé être, en fait, une taverne auvergnate spécialisée dans le Tripoux et la Truffade.  Vous imaginez bien que le rendement littéraire a été énormément ralenti …

Bon, c’est toujours au même endroit.

PS : Je peux vous annoncer en exclusivité mondiale la parution prochaine (c’est-à-dire que je n’ai aucune idée de la date précise, vous aviez compris)  de Gër Harmaj Haax  le RETOUR, dans l’épisode  sobrement intitulé :  Gër Harmaj Haax et le grand Sâar Qhözsye. A vos cassettes comme disait Jean-Christophe Averty (il en valait donc deux, c’est logique).

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