Work in progress

 

En marge du roman auquel je me suis attelé (ce sera mon troisième), j’ai l’intention d’écrire  quelques longues nouvelles — ou courts romans comme on veut — ce qu’on appelle parfois  «Novellas» en anglais, pour les différencier des short stories.

Elles mettront en scène le même personnage, Gonzalès, avec un «s». Il y tient, je lui ai demandé. On l’appelle parfois «Gonzo» mais il n’arrive pas à déterminer si cela lui plaît ou pas. Cela dépend des moments, sans doute. Tout le monde finit par oublier son prénom, même lui parfois.

Gonzalès est enquêteur d’assurances. Pour lui pas de femme fatale nonchalamment alanguie sur la banquette derrière les volutes de son fume-cigarettes à rallonge. Son truc c’est l’arnaque à l’assurance, la voiture volée qu’on retrouve dans le garage du beau-frère méchamment maquillée, l’incendie «accidentel» — c’est bizarre ce genre d’accident — le cambriolage de son propre fait. La carambouille ordinaire. Il ne fréquente pas de milliardaires Gonzo juste des gens ordinaires qu’il trouve parfois très extraordinaires.

Gonzalès c’est un dingue qui fait beaucoup d’efforts pour paraître normal, dans la vie civile. Un grand brûlé de la vie moderne qui masque sa révolte derrière un cynisme jovial et bon enfant. Un type qui a adhéré très tôt au seul parti politique qui lui propose une solution : le parti d’en rire.

Il me rappelle quelqu’un…



La psychologie du bonheur

singe4    J’ai  récemment acquis un livre d’occasion dont j’avais entendu parler mais auquel je n’avais pas prêté plus d’attention que cela. Il s’agit de Vivre sous-titré La psychologie du bonheur de Mihaly Csikszentmihaly. Je préfère l’écrire que le prononcer.  Il est né en Croatie en 1935 mais de nationalité Hongroise  Il a émigré aux États-Unis à l’âge de 22 ans en 1957.  Il a été directeur du département de psychologie de l’Université de Chicago, la fameuse «école de Chicago» et a travaillé dans d’autres grandes universités.  Un auteur vraiment remarquable.  Il est connu pour avoir formalisé le concept du «flow» («état optimal en français»).

J’en retire pour l’instant une première citation que je trouve absolument exacte :

Chaque individu dispose d’une attention limitée qu’il peut orienter intentionnellement comme un rayon d’énergie (comme Eva et Ray) ou qu’il peut disperser dans des activités décousues et aléatoires. En fait, la vie d’un individu ressemble à la façon dont il utilise son attention.

Le marketing a bien compris cet  «impératif catégorique» comme dirait Kant et l’a détourné à son profit. Le marketing suppose de détourner et de capturer l’attention de chaque individu pour servir ses propres buts afin de le transformer en client. J’ai un article en préparation sur ce phénomène fascinant. Je n’ai d’ailleurs rien contre cela, une société basée sur le marketing me semble infiniment préférable à une société basée sur des privilèges de naissance comme celle de l’Ancien Régime. Simplement, quand on a intimement compris et appliqué ce principe, nous reprenons le contrôle de nos vies. Ou, dans un premier temps, la possibilité d’un tel contrôle.

Nous reprenons espoir, tout simplement.

 



Rothschild forever

chat_riche005Notre puits de sagesse infinie,  Manu Ier, le trader de l’Olympe, a déclaré il y a quelques jours : «je n’ai pas oublié d’où je viens.» C’était peut-être il y a quelques semaines tant le «geyser de lumière élyséenne» qui nous gouverne, nous guide vers la Voie s’épanche, se livre, s’interwiouve et turlutute à tout va, bref communique. Normal, c’est son travail, il est payé pour ça.

Il a donc déclaré qu’il n’avait pas oublié d’où il venait contrairement à ses promesses de campagnes qui, elles, y sont promptement retournées. Notre altesse a une mémoire sélective. Cela étant, nous n’avons pas non plus oublié d’où il vient : de la banque Rothschild. Sitôt sa carrière lancée sous les ors de la République, notre montagne de flamboyance est allé vérifier si la Banque Rothschild était si infréquentable qu’on le dit. Et il a trouvé que non puisqu’il en est même devenu un associé gérant.

C’est, d’évidence sa pudeur naturelle, son sens de la mesure bien connu qui l’a empêché de poursuivre le propos jusqu’à son terme, ce qui aurait donné :

Je n’ai pas oublié d’où je viens, de la banque Rothschild.

En revanche, puisqu’on ne l’avait pas oublié non plus, il n’est peut-être pas obligé de nous le prouver sans cesse par les décisions qu’il prend.

 



État des lieux

 «D’abord, le pouvoir dépendait de tous sans qu’aucun fût assez fort pour l’accaparer. Les dettes particulières étaient considérées comme dettes publiques, les hommes de race chananéenne avaient le monopole du commerce ; en multipliant les bénéfices de la piraterie par ceux de l’usure, en exploitant rudement les terres, les esclaves et les pauvres, quelquefois on arrivait à la richesse. Seule, elle ouvrait toutes les magistratures, et bien que la puissance et l’argent se perpétuassent dans les mêmes familles, on tolérait l’oligarchie, parce qu’on avait l’espoir d’y atteindre.»

Quelle belle description ! Quelle admirable synthèse ! S’agit-il donc de notre beau pays, la France ? À n’en point douter, c’est bien de chez nous qu’il s’agit ! La description correspond trait pour trait. Mais… la «race chananéenne» ? Cékoidon ? Voyons, réfléchissons un peu… Ah oui, bien sûr ! «chananéen» de « Chanonat» petite bourgade huppée de la région Clermontoise qui servit longtemps de lieu de résidence à un châtelain ex-président de la république et formolisé de son vivant par l’Académie Française, ce machin qui ne sert à rien et qui coûte quand même assez cher. La «race chananéenne» désigne donc, c’est établi, le gentilé de la commune de Chanonat, naturellement infestée de nombreux petits marquis comme on disait au XVIIIe,  bâtards probables  du sus-nommé.

Las, que nenni ! Vous n’y êtes point. Vous avez cru lire une admirable peinture de la France chiracquisée, puis sarkozyée, enfin hollandisée et bientôt, macronisée. Mais il ne s’agit pas de cela, vous n’y êtes point vous dis-je. Vous venez de lire en vérité la description de la république de Carthage dans Salammbô de Flaubert.

Ouf ! Tant que ce n’est pas chez nous. On l’a échappé belle…



Où est Hebdo ?

Je suis Charlie triste.

Décidément Audiard avait raison : « Les cons ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît. »



Waterloo morne plaine

Finalement, la seule grande différence entre la France et les États-Unis réside dans le fait que la France a gagné la seconde guerre mondiale dans les livres alors que les États-Unis ont gagné la guerre du Vietnam au cinéma.

De tout manière, plus personne ne lit.



Polit au logis

A bien y réfléchir, il existe une différence essentielle entre un homme politique de droite et un homme politique de gauche (même et y compris si ce sont des femmes), entre un énarque de droite et un énarque de gauche, bref entre les élites de droite et les élites de gauche. Quelle différence me direz-vous ?

Ben, je cherche…



Réflexion au coin d’un bar

Si les socialistes arrêtaient de s’engeuler pour de simples problèmes de préséance et d’ego ils gagneraient un temps énorme qu’ils pourraient investir avec profit dans la pensée (pour ceux et  celles d’entre eux qui disposent encore d’un équipement correct et adapté à cet usage naturellement). Ainsi, peut-être deviendraient-ils capables de réfléchir un peu à l’état du monde et de la société et — rêvons un peu — de proposer quelques débuts de solutions viables.

Alors pourquoi ne le font-ils pas ? se demande l’auditoire tiré de sa léthargie coutumière par un début d’agacement.

La réponse est simple : parce qu’ils sont socialistes.

 



Ô tempora Ô mores

Grèce n’est pas à vendre ! … mais les Grecs, oui. Qu’on se le dise.  Les Espagnols eux sont indignés. A priori ils ont raison, c’est tout ce qui leur reste. Quant aux Français, ils sont rassurés !

Ils ont un gouvernement en qui ils peuvent placer toute leur confiance. Avec un super Ayraut à sa tête en plus.



Mots d’Est (et fiers de l’être)

En France, la présidence est devenue tellement modeste qu’on se demande parfois si elle existe encore…
Quel contraste entre les mongols fiers d’hier et les lents ternes d’aujourd’hui !




Archives pour la catégorie Pensée

Pensée de rentrée

depuis le départ de notre Bien-Aimé Nicolas S*** (que son initiale soit sanctifiée à jamais) beaucoup d’enseignants (bouhouhouhou ! A bas les profs ! Bouhouhouhou Etc.) se sont gaussés de l’obligation qui leur avait été faite de lire la lettre de Guy Môquet à leurs élèves (qui étaient la plupart du temps incapables de la comprendre au vu du nombre d’imparfaits et de passés simples dans la dite missive).

Ils ont eu tort ! (Je parle des enseignants)

Car si un instituteur avait eu la bonne idée de la lire au petit Adolf Hitler (qui s’est d’abord appelé « Schicklgruber » mais ça le faisait pas) on aurait sans doute évité la seconde guerre mondiale.

Comme quoi, ça tient à peu de choses tout ça.

Bonne rentrée.

Licence « comme d’hab »Pensée de rentrée dans Chroniques du Professor Hait licence-CC

Philosophie à la con

Sagesse orientale pour l’an 2012.

    « Si un sage te montre la lune avec son doigt, surtout regarde bien le doigt ! »

C’est quand même ce tu risques le plus de te prendre dans l’anus…surtout si tu regardes la lune, pauvre  taré.

 

Bon, sinon, le 3ème épisode de la grande saga qui vous tient en Alien (comme on dit sur SyFy) est sorti. Vous adorez ça,  je le sais, on me l’a dit. Alors régalez-vous. Le 4ème va sortir dans quelques jours… Pour les pressés, C’est toujours ici

promotion du MOI

Oui, je sais, c’est à la mode. Et alors ? Vive le Moi, surtout quand c’est le mien !  Adoncques, badauds ébahis et passants fatigués, ne tergiversez plus ! Rendez-vous incontinent sur le nouvel onglet généreusement créé pour Vous par Moi et admirablement intitulé : « Feuilletons ». (C’est juste en haut, là, non pas ici, là, vous dis-je. Regardez un peu et arrêtez de vous gratter l’intérieur des oreilles quand vous lisez ce blog, c’est agaçant à la fin …)

Quoi ? Feuilletons ? Et pourquoi feuillèterions-nous, répliqueriez-vous (si vous aviez de l’esprit) ?

Ah, ah ! Tenez-le vous pour dit, il n’y a rien ici à feuilleter (c’est pas de la tarte) : à tout-à-lire !

Scandale !

Je trouve qu’on ne parle pas assez de l’intelligence artificielle.

C’est quand même le seul espoir pour les cons !

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La télécommande …

 

Oui, mais de moins en moins quand même.

Cette puissante réflexion vous est gracieusesement mise à disposition pour un usage illimitée par Karmatotal sous la licence :88x31.png

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