Wash… in tong.

Nous avons récemment appris que les USA étaient des spécialistes redoutables du traitement de la merde. Mais le fait restait jusqu’à présent souvent méconnu. Sait-on par exemple que c’est un Texan qui a inventé la cuvette de WC en 1786 ?

Et c’est un autre Texan qui, cent ans plus tard, a eu l’idée de faire un trou au milieu.



Plus on est de fous, moins il y a de riz

Jupicron est revenu de Chine. Au reste, on se rend compte que c’est la même chose quand il est là ou pas. Bon, mais il vient est revenu dans notre beau pays, la France, reine des Nations. Donc la Chine n’a plus aucun problème, forcément. Et le tout en quelques jours.
Et Héra dans tous ça, pardon, et Brigitte ?

Elle mène tout le monde à la baguette !



Je ne suis ni pour, ni contre, bien au contraire.

Jupiter-Macron (je vais désormais l’appeler Jupicron, ce sera plus intime) est allé en Chine et les a exhortés à faire attention à la planète (pour les enfants esclaves, on verra plus tard). Et il l’a fait en chinois !!! Trop fort ce Jupicron !

Cela dit, quand il s’exprime en français, on n’y comprend rien non plus.



L’affaire Howard Phillips Lovecraft, n°1

L’abomination de Dunwich (the Dunwich Horror, 1928, publié dans Weird Tales en avril 1929) – première partie.

Cet article, assez long, sera en deux parties, pour ne pas lasser le lectorat enthousiaste (enfin.. j’espère)  qui vient visiter ce blog. Dans cette première partie, j’explique les bases du topos littéraire du double et j’éclaire quelques — c’est un euphémisme — problèmes de traduction qui obligent à recourir assez souvent au texte original que je traduirai au besoin, évidemment.

Dans très cette longue nouvelle, quarante-huit pages dans l’édition française originale de Denoël, Lovecraft exploite de manière particulièrement frappante le thème du double. Il n’est peut-être pas utile de rappeler à quel point le double est un topos littéraire. Lovecraft en a fait un usage à la fois convenu et très personnel.

La littérature fantastique est une littérature du double et du trouble. C’est du premier que procède le second dans la plupart des œuvres maîtresses du genre qui suppose un autre monde qui double le nôtre et de temps à autre le pénètre par affleurements. Il serait long et fastidieux d’énumérer toutes les occurrences du double dans les œuvres fantastiques il nous suffira de dire qu’il s’agit bien d’un des topoï fondateurs de ce type de littérature.

Pour autant, il serait très réducteur d’enfermer le double dans la case finalement circonscrite et assez limitée de la littérature fantastique. Dans les textes sacrés, qu’on les considère comme mythologiques ou véridiques selon ses croyances, les doubles abondent. Éros et Thanatos, Pygmalion et Narcisse (mythologie grecque), Janus le dieu à double face (mythologie romaine), ainsi que Castor et Pollux et les fondateurs de Rome eux-mêmes, Rémus et Romulus, Lilith et Ève, Caïn et Abel, Moïse et Jésus pour la Bible, Gilgamesh et Enku pour la plus ancienne épopée conservée, en passant par l’Androgyne de Platon et le couple créateur de l’humanité selon les Grecs : Prométhée et Épiméthée, la figure du double traverse les siècles, les civilisations et les genres.

Cette fascination humaine pour le double, la gémellité, qui aujourd’hui est figurée par le clone est peut-être liée à la conscience de soi, aux neurones « miroirs » découverts en 1995-1996 et dont l’existence chez l’homme a été avérée en 2010, à la « violence mimétique » chère à la pensée girardienne, ou à d’autres choses encore. Cela étant, le thème du double n’est pas particulièrement propre à la littérature en général et à la littérature fantastique en particulier. Qu’en fait Lovecraft dans sa « novella » ?

Il n’est pas inutile, de citer le début du récit qui décrit le village imaginaire de Dunwich dans lequel on pourra éventuellement reconnaître le suffixe «wich» homophone de «witch» qui signifie sorcier, sorcière en anglais et le préfixe «Dun» qui renvoie à une couleur grisâtre, entre le marron et le gris précisément et, peut-être, au mot « dune » qui est identique en français. Dunwich est en effet un petit village dévasté qui se niche entre des collines décharnées. Les toponymes dans l’œuvre de Lovecraft sont souvent judicieusement choisis, quand ils ne sont pas tirés de la réalité. Et c’est justement ce mélange entre le réel (Providence, Red Hook, la baie de Naragansett) et l’imaginaire (Arkham, Innsmouth, Dunwich…) qui constitue un des ingrédients caractéristiques des récits de Lovecraft.

Ici, se pose évidemment le problème de la traduction d’une œuvre en langue étrangère. Quand le ou les traducteurs-trices font bien leur travail, normalement on peut travailler sur le texte de la langue cible (pour nous le français). Cependant, dans le cas de Lovecraft il convient d’être extrêmement prudent, car le travail de traduction en ce qui le concerne ressemble plus aux efforts pitoyables de « Google traduction » qu’au travail rémunéré d’un traducteur patenté. Bref, le texte qui en est issu, vous l’avez compris, c’est bel et bien du foutage de Google.

Voici le début du récit : « Lorsqu’un voyageur qui parcourt le centre nord du Massachussetts se trompe de direction à l’embranchement de la barrière de péage d’Aylesbury, au-delà de Dean’s Corner, il se trouve dans une région étrange et désolée. Le terrain s’élève peu à peu, les murs de pierre bordés de broussailles se pressent de plus en plus vers les ornières de la route sinueuse et poussiéreuse. Les arbres des forêts semblent trop grands ; les herbes et les ronces manifestent une luxuriance qu’on leur voit rarement dans les pays défrichés. En revanche, les champs cultivés sont particulièrement rares et improductifs, tandis que les vieilles maisons éparses ont toutes le même aspect sordide et délabré. Sans savoir pourquoi, on hésite à demander son chemin aux figures noueuses et solitaires que l’on aperçoit de temps à autre sur une marche de seuil croulante ou dans une prairie déclive jonchée de rocs.» La traduction de Jacques Papy ne bricole pas (encore) ici les phrases originales, notamment en les raccourcissant, ce qui est absurde ! Mais qui lui arrive souvent. Il devait se fatiguer assez vite, ce traducteur. Il traduit à peu près correctement le style si particulier de Lovecraft en rendant la pesanteur du lieu et l’atmosphère à la Deliverance si on pardonne cet anachronisme. Cependant, il y a un problème dès la première phrase : on se demande quand même que vient faire cette « barrière d’autoroute » (nous sommes en 1928) dans l’incipit d’un récit fantastique. On reprocherait à bon droit une certaine inconséquence à l’auteur. Nous y reviendrons.

Page suivante, le « [voyageur] n’est guère rassuré en constatant que la plupart des maisons désertes tombent en ruine, que l’église au clocher démantelé abrite l’unique boutique du hameau. Il craint de s’aventurer dans le ténébreux tunnel du pont, mais il lui est impossible de l’éviter. Après l’avoir franchi, il ne peut s’empêcher de sentir une légère odeur pernicieuse, odeur de pourriture entassée au cours des siècles. »  Ici le traducteur n’a pas pu s’empêcher de massacrer une fois de plus le texte original en le tronquant, chez lui cela s’apparente à un TOC. Voici ce que dit l’original : « Once across, it is hard to prevent the impression of a faint, malign odour about the village street, as of the massed mould and decay of centuries. » Ce qui donnerait à peu près — je ne suis pas traducteur — « Une fois le pont traversé, il est difficile d’échapper à la sensation d’une odeur vague, maléfique, semblable à l’immense déliquescence et à la putréfaction des siècles, s’exhalant des rues du village. » D’une part, ce n’est pas le point de vue du « voyageur » qui est le point focal mais au contraire un point de vue général, défocalisé, impersonnel. Il est difficile pour tout le monde d’échapper à cette impression, pas seulement pour un voyageur. D’autre part, ce n’est pas à proprement parler une odeur mais l’impression d’une odeur, ce qui est différent. Il s’agit même d’un topos Lovecraftien, les « choses » qui vivent dans l’espace extérieur puent terriblement, mais ce n’est pas un véritable remugle car elle n’agissent pas sur le même plan physique que le nôtre, la sensation éprouvée par les humains n’est qu’une équivalence de ce qui se déroule réellement dans l’espace où vivent ces abominations. C’est donc une sensation de puanteur. Quelque chose qui frappe les sens sans exister réellement. Quand à la description de l’odeur elle-même, ce n’est pas une « odeur entassée au cours des siècles » mais bien l’odeur des siècles qui ont pourri, ce qui est cohérent avec cette impression de puanteur que je citais. Évidemment, l’imagination du lecteur est soumise à contribution, comment ressentir la pestilence d’un siècle ? Il ne s’agit que d’une image pas d’une description visant une évocation précise. Il faut se souvenir que Lovecraft a commencé sa carrière d’écrivain comme poète et qu’il admirait Lord Dunsanny qui était lui-même un « poète de la prose ».

Malheureusement, la traduction de J. Papy est encore la moins mauvaise disponible actuellement, ce qui donne une idée du niveau général de la traduction de Lovecraft en France. Il serait évidemment intéressant qu’un véritable éditeur s’intéresse vraiment aux œuvres du « reclus de Providence » (surnom fallacieux d’ailleurs) et paye enfin un véritable traducteur pour nous offrir ces textes dans une langue qui restituerait au plus près la prose initiale. Ce n’est pas pour demain ; je le crains. Et malgré toute l’estime que j’éprouve pour François Bon, il faut bien reconnaître que ses traductions sont encore pires. Quant aux autres, je préfère n’en rien dire.

C’est la raison pour laquelle essayer de parler de l’œuvre de Lovecraft sans l’avoir lu en anglais revient à expliquer un texte fantôme. Aucune analyse sérieuse se basant uniquement sur le texte français ne peut, hélas, être recevable, contrairement à d’autres auteurs traduits, et bien traduits, eux. C’est fort dommage.

Pour finir sur l’incipit de la novella qui brosse le tableau et plante le décor tellement nécessaire et indissociable du récit lui-même dans les textes de Lovecraft, voici ce qui suit : « Il éprouve un grand soulagement à s’éloigner de ce lieu en suivant l’étroit chemin qui longe la base des collines et traverse une vaste plaine pour rejoindre enfin la barrière de péage d’Aylesbury. Plus tard, il apprend qu’il est passé par le village de Dunwich. » Du moins c’est ce qu’écrit M. Papy, agrégé d’anglais, professeur de littérature anglaise et traducteur en heures supplémentaires. Le lecteur (et la lectrice of course) un peu attentif se demandera bien, cette fois-ci, ce que vient faire une barrière de péage dans un lieu aussi désolé et manifestement aussi reculé. Il pourra également s’étonner que l’on accède à une barrière de péage par un «étroit chemin ». Précisons que ces doutes n’ont absolument pas effleuré M. Jacques Papy qui a fourbi du grand n’importe quoi avec la satisfaction de l’homme de l’art et du travail bien fait, on l’imagine.

L’original anglais est : « It is always a relief to get clear of the place, and to follow the narrow road around the base of the hills and across the level country beyond till it rejoins the Aylesbury pike. Afterward one sometimes learns that one has been through Dunwich.». Il n’a pas su ce que voulait dire le mot « pike » dans le texte, puisque ce mot signifie (dans les dictionnaires courants) soit « brochet » (le poisson) soit, dans le domaine militaire, une « pique » (sorte de hallebarde). On a donc échappé à « la route en forme de brochet d’Aylesbury », c’est déjà ça. Je suppose qu’il a  alors rapidement consulté un dictionnaire américain et qu’il a trouvé : « turnpike ».     «Turnpike : autoroute à péage, barrière de péage ». Et hop ! L’affaire était dans le sac. Pas besoin d’aller chercher plus loin, ce qui l’aurait obligé sans aucun doute à un effort manifestement insoutenable et, en outre, non rémunéré. Autant massacrer la traduction, et ne pas chercher à comprendre, c’est plus simple. Or, « pike » existe bien en anglais, dans une autre signification que celles citées en supra mais dans la norme britannique et non pas américaine. C’est tout à fait compréhensible quand on sait que Lovecraft écrivait dans une langue qui avait plus de points communs avec l’anglais du XVIIIe siècle qu’avec l’américain du début du XXe. « Pike » signifie ainsi colline, pic. Non, non, pas d’autoroutes près de Dunwich ce village quasi abandonné dans des montagnes sauvages et reculées, cher monsieur Papy !

Celui-là il devait vraiment s’emmerder comme un rat mort à traduire Lovecraft. Ne pas s’intéresser à ce point-là au texte qu’on est en train de transcrire en français, c’est un cas d’école. Les autres aussi, sans doute. Passons d’ailleurs sur le neutre « it » traduit sans vergogne par « le voyageur », « il », et « get clear » devenant « s’éloigner » au lieu de « s’échapper » et « base », ben, « base », pourquoi ? Ah, oui, « base de la colline », tiens? On ne dit pas « au pied de la colline » en français ? Et alors, pourquoi se gêner ?

Donc, sans être traducteur encore une fois, je vais proposer une nouvelle version, même si je ne suis pas très bon dans cet exercice. Après un tel Tchernobyl linguistique, ça sera forcément mieux : « C’est toujours un soulagement de s’échapper de ces lieux en suivant l’étroit sentier qui serpente au pied des collines et traverse les plaines jusqu’à ce qu’il rejoigne le pic d’Aylesbury. Après coup, on apprend parfois qu’on avait traversé Dunwich. » « Afterwards » ici implique l’idée de ne s’en rendre compte qu’après coup, et pas juste « après ». Le « sometimes » avait sauté lui aussi, et pourtant il renforce l’idée précédente, Dunwich est ainsi un village fantôme dont la réalité n’est rien moins qu’assurée. Et le « il est passé » trahit l’idée de l’auteur : il s’agit bien d’un plus que parfait et de l’idée de traverserthrough »). En outre, il n’y a pas de « il », de « voyageur » ici, tout est impersonnel. On réalise d’ailleurs au passage pourquoi Lovecraft, dans cette phrase, a utilisé ce «pike » qui a tant dérouté notre traducteur émérite : tout simplement pour éviter la répétition de « hill ». D’autre part, ce « pike » utilisé également dans la première phrase du texte, exprime une nuance que ne possède pas le mot « hill », celle d’un sommet acéré, d’un « pic », de quelque chose de pointu. Il travaille son style, lui.

Au passage, quand vous lirez une critique du style « Lovecraft, c’est lourd comme style, c’est mal écrit mais c’est bien imaginé », critiques qui abondent sur le net francophone, vous saurez que la personne qui profère un tel jugement ne lit pas l’anglais. Il suffit de comparer la version originale et les misérables traductions qui en ont été tirées pour comprendre qu’on peut rien dire du style de l’auteur à partir d’un tel carnage. Il est possible que le style de Lovecraft pose problème, on peut en discuter, mais il faut vraiment se pencher sur le texte en anglais pour étudier sérieusement le problème, en ce cas.

Le décor de la nouvelle est donc planté, et bien planté. J’irai jusqu’à dire qu’on peut difficilement faire mieux en terme de description liminaire pour un récit fantastique se déroulant sur notre bonne vieille terre, à mon avis. De ce village pourri sur pied, aux remugles de charogne cosmique, va sortir une abomination. Ou plutôt, deux abominations. Pourquoi deux ? Ce sera l’objet de la deuxième partie de l’article.



Allah guerre comme Allah guerrre

On sait maintenant pourquoi l’Iran refuse d’interrompre son programme nucléaire : c’est pour produire du Coran alternatif.



La mie du peuple.

<<Unesco: Emmanuel Macron souhaite que la baguette soit inscrite au patrimoine mondial de l’humanité>>
Étant donné ses méthodes de gouvernement, on aurait cru qu’il défendrait plutôt la couronne.



Les outrances de M. Hulot

Notre sémillant ministre de l’ego-logie, ce brave Nicolas, s’est quasiment félicité de l’interdiction du Glysophate dans trois ans. En effet, il a doctement expliqué que ça aurait pu être pire. On aurait pu s’en mettre plein les cornets pendant encore cinq ans. Là, trois ans, ça va.

Bon on aurait également pu l’interdire tout de suite. Mais il y a les stocks, BASF, l’Allemagne, et tout et tout. Alors trois ans au lieu de cinq on comprend qu’il y ait de quoi se réjouir.

Ça s’appelle un Hulot de consolation.



Discours foireux

Nous savons désormais que les pays du monde se divisent en deux parties bien distinctes :

1) Les pays de merde.

2) Les pays qui ont des dirigeants de merde.

La liste dont nous disposons à l’heure actuelle ne concerne que les premiers cités. Nous attendons d’autres informations de notre ambassade à Washington.



ONUrésie

Lu sur un site de News : «Les portables personnels interdits dans la West Wing de la Maison Blanche pour éviter les fuites ». Après les « Panama Papers » voici les « Pam…Pers »

C’est la dérive des incontinents !



Au cul lait laid

Lactalis est, nous dit-on, le leader mondial des produits laitiers. Ils se sont notamment spécialisés, comme chacun le sait, dans la production de laits infantiles.

Récemment ils sont passés du jeunisme à l’eugénisme.



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