Poésie

Ici échoueront désormais les rognures de phrases qu’il serait malséant de nommer « vers », je ne sais plus quoi en faire, tout ça m’encombre. Je les mets en petits tas, de quatre rognures en général, c’est plus pratique pour les ranger dans le frigo…

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 #1

J’ai vu le ciel saigner par toutes ses blessures,

Le soleil pleurer sur la mangeuse d’ordures,

J’ai vu mon avenir assis dans le désert,

Tandis que j’attendais le dernier bulldozer.

 

#2

A quelle heure va passer la prochaine comète ?

Que j’aille voir comment les Martiens font la fête…

Je réserve un créneau pour le dernier espoir,

Sortie fin du monde puis direction trou noir.

 

#3

Elle n’est qu’une trace, un écho de la lande,

Un éclat de lumière, un parfum de lavande,

Claire comme un soleil, sombre comme le soir,

Les nuages lui servent de grand reposoir.

 

#4

La tête dans le fion quand je vais au burlingue

Je sens qu’il y a du jeu partout dans la carlingue.

Je me demande bien pourquoi je marche encor

C’est sûr un jour je vais partir dans le décor.

 

#5

Le temps nous engloutit dans de sombres écumes,

Nous ne nous souvenons plus de ce que nous fûmes ;

Quand le vaisseau s’échoue sur le dernier rempart,

L’ombre s’avance et dit : « Pourquoi viens-tu si tard ? »

 

# 6   Hoenschwangau

A Hoenschwangau

Rien n’est trop beau, rien n’est trop beau,

A Hoenschwangau

Ludwig veille sur son château.

 

Du haut du Mariensbrücke

Ludwig regarde et s’ensommeille

Sur la route d’Insbrück

De loin, son château le surveille.

 

Le vent, la pluie et l’eau

Jouent la musique de wagner

A Hoenschwangau

Ludwig cherche Tannhauser.

 

 #7

A force de hurler, à la lune à la mort,

Pour repousser les peurs qui assaillent mon corps

Je suis devenu sourd et ma voix s’est éteinte,

Mais il me reste encor l’écho de cette plainte.

 

 

# 8

Baignés par les lueurs du jour qui recommence

Nos rêves, comme des rouleaux sur l’océan

Se déroulent en longues plages d’espérance

Car désormais, nous sommes seuls face au néant.

Il faut attendre que pour toujours je me taise

Et je ne suis pas de ceux qui savent partir.

Il faut attendre sous ce ciel rouge et obèse

Que l’horizon se décide à fléchir.

Il faut attendre cette aube de nos envies

Il faut attendre le crépuscule enflammé

Toutes ces heures qui nous ont été ravies

Sont là, quelque part, comme un trésor enfermé.

Il faut attendre le vrai moment pour me taire

Et je ne suis pas de ceux qui savent le faire.

 

 



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